Sarkozy doit apprendre à se réformer !
Jeudi 19 mars 2009Eugène Caselli (PS) à la manifestation unitaire de Marseille
envoyé par ecaselli
J’étais ce matin à la manifestation à Marseille pour l’emploi et le pouvoir d’achat que soutenait le Parti socialiste. Cette manifestation a été un franc succès. J’y ai vu des femmes et des hommes déterminés à faire comprendre au gouvernement qu’il n’était pas possible de continuer dans la voie adoptée, qui mène à l’impasse et à la régression sociale, sans perspective pour l’emploi, le pouvoir d’achat et le maintien des services publics.
Nos concitoyens en ont assez d’attendre et souhaitent que les plans de relance économiques les concernent directement. Et ils l’ont dit clairement.
Manif festive, s’étirant au soleil, dans la bonne humeur. 320 000 personnes ! Quelle démonstration de force ! 30 000 personnes pour les forces de l’ordre ? Quelle étonnante sous-estimation !
Même au plus fort de la crise, la droite reste incorrigible, elle n’est pas à la hauteur du moment grave que nous vivons ! On ne devient pas Barak Obama sur un claquement de doigts ! Aux Etats-Unis, le président a pris conscience de la nécessité de répondre en urgence à la situation dramatique des petites gens, en prenant des mesures de relance de la consommation populaire tout en préparant les grands investissements d’avenir.
En France, Nicolas Sarkozy refuse de remettre en cause le paquet fiscal pour continuer à rembourser aux contribuables les plus fortunés les 15 milliards d’euros en année pleine qu’une fiscalité qu’il juge trop égalitaire leur aurait soustrait. On peut se demander dans quel monde vit notre président !
Au point que certains élus UMP souhaiteraient que ce boulet fiscal explose, qu’on le rende, au nom de la solidarité, aux plus démunis ! Mais non, comme frappé d’autisme, l’hôte de l’Elysée croit en ses réformes de fond qui tirent le pays vers le bas.
Le Parti socialiste a une énorme responsabilité ; j’en ai pris un peu plus conscience aujourd’hui. Nous devons préparer les conditions d’une alternance et offrir à nos concitoyens une nouvelle perspective sociale et économique face à un gouvernement qui habille les régressions sociales du beau mot de réforme.



