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Une grande ambition métropolitaine

Mercredi 19 janvier 2011

J’ai signé, le 18 janvier, un communiqué commun avec les présidents des huit autres intercommunalités qui maillent le territoire les Bouches-du-Rhône (1). Cette prise de position est un événement majeur pour la future organisation de notre territoire métropolitain : nous y défendons une approche philosophique propre à désamorcer toutes les bisbilles qui émaillent le débat sur la taille métropolitaine de Marseille.

Il est temps d’en finir avec les slogans simplificateurs sur le thème du « non au Grand Marseille » qui, dans une opinion publique peu au fait des subtilités de la réforme territoriale, érigent des murs psychologiques entre un Marseille banni et une périphérie heureuse.

Marseille n’est pas un problème, c’est une chance. Sans un Marseille puissant, la périphérie s’écroule, tous les élus dignes de ce nom le savent.

On ne peut pas pour autant imposer aux intercommunalités une intégration forcée. Aucune métropole n’est aujourd’hui dans les tuyaux et même celle de Nice, dont Christian Estrosi assurait qu’elle était prête, se heurte à des résistances, si j’en crois la lecture du dernier numéro d’Objectif Méditerranée.


Je suis favorable en revanche aux pôles métropolitains qui offrent la possibilité de travailler sur des projets ciblés et structurants, comme les transports ou les déchets. Certains regroupements intercommunaux sont déjà lancés sur des projets de cette nature. Le syndicat mixte des transports créé à l’initiative du Conseil général des Bouches-du-Rhône en est l’exemple le plus actuel. Il faut continuer dans cette voie.

Au-delà des critiques justifiées sur les intercommunalités, notamment sur la perte de proximité dans l’organisation des services au quotidien, il serait malhonnête de tirer un bilan négatif de cette jeune institution. Dans les « petites » communes, combien de stations d’épuration, d’équipements culturels, de travaux routiers, etc., n’auraient pas vu le jour sans l’apport déterminant de la communauté urbaine de Marseille ?

Je suis absolument convaincu de la pertinence de cette échelle territoriale, même si l’on ne peut que regretter que la communauté urbaine de Marseille ne s’appuie pas sur un espace coopératif plus large.

J’invite mes homologues présidents à entrer dans une nouvelle ère de travail, à sortir des anathèmes anti-marseillais, à réfléchir aux modalités de coopération et à entrer dans un cycle productif de travail avec un nouveau préfet, Hugues Parant, qui a reconnu le caractère « exceptionnel » de notre situation territoriale.

Notre objectif clair et manifeste est de faciliter la vie des gens, au quotidien, des salariés dans leurs déplacements, dans leur recherche de logements, des entreprises dans leur installation, dans leurs projets, dans leur recherche de locaux disponibles. A plusieurs, sur des projets aussi clairement définis, je ne vois pas comment nous pourrions retomber dans les excès d’une lutte des territoires dépassée à l’heure où la mondialisation se moque de ces historiettes de leaderships, plus folkloriques que sérieux.

L’ambition métropolitaine marseillaise ne sera pas un « machin » institutionnel mais le vecteur de projets convergents vers une plus grande efficacité de l’action publique. Je m’y engagerai avec force et conviction.

(1) Intitulé « Unanimité territoriale dans les Bouches-du-Rhône », ce communiqué est signé par les intercommunalités suivantes : Agglopole Provence (Salon-de-Provence), Communauté d’agglomération du Pays d’Aix, Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, Communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, Communauté d’agglomération du Pays de Martigues, Communauté de communes Rhône Alpilles Durance, Communauté de communes de la Vallée des Baux, Communauté urbaine de Marseille, Ouest Provence.

Fier d’être de gauche !

Mardi 23 mars 2010

Je me réjouis de la victoire de Michel Vauzelle aux élections régionales, à la tête d’une liste rassemblant la gauche et les écologistes. Ce troisième succès d’affilée confirme qu’il a su faire du Conseil régional Paca un laboratoire d’idées pour une gauche soucieuse de justice sociale et porteuse de valeurs démocratiques essentielles.

Dès aujourd’hui, le Parti socialiste est confronté à un grand défi, celui de préparer l’alternance de 2012 pour fermer la parenthèse douloureuse du sarkozysme. En ma qualité de premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, je mettrai tout en œuvre pour que nos idées s’imposent sur le plan national comme elles ont pu séduire un large électorat à l’occasion des régionales.

Cette volonté passe par un travail de fond, par le recensement des priorités des Français pour apporter des réponses claires à leurs problèmes, dans un contexte marqué par la crise et ses dégâts collatéraux en matière sociale. Le bon bilan des Régions de gauche et les succès de dimanche doivent nous pousser à généraliser des dispositifs efficaces.

Plus que jamais, notre pays a besoin d’une gauche apaisée, rassemblée, désireuse de construire un avenir solidaire autour des valeurs qui rassemblent toutes ses sensibilités.

Plus que jamais, l’unité, le respect dans la diversité doivent s’imposer comme le moteur qui mènera le candidat de la gauche vers la victoire en 2012.

Ce 21 mars, nous avons vécu un événement politique majeur. La droite a beau prétexter que son mauvais score est lié à la violence de la crise, elle prend peu à peu conscience que la politique qu’elle met en œuvre depuis 2007 ne répond plus aux attentes des Français. Les remaniements gouvernementaux n’y changeront rien : la France a exprimé le souhait d’une nouvelle perspective politique… Elle ne veut plus d’une présidence autoritaire, murée dans ses certitudes. Elle ne veut plus payer les pots cassés de la crise alors que les forces de l’argent, utiles, certes, au bon fonctionnement du pays, ont tendance à se régénérer plus vite en oubliant les efforts importants fournis par la solidarité nationale pour les maintenir à flot lors de la crise financière. Les Français veulent travailler utilement au redressement du pays mais dans un cadre juste où la production des efforts serait harmonieusement répartie.

La progression du Front national montre que le sarkozysme a échoué en lançant un débat sans distance sur l’identité nationale. Notre pays n’a aucun intérêt à se diviser en favorisant l’éclosion d’un Front national synonyme de régression des valeurs démocratiques.

Les Français ont condamné une politique de la posture, de la parole, où les engagements supposément vertueux n’entrent jamais en écho avec la vraie vie des gens. Cette victoire aux régionales nous place face à une lourde responsabilité : la gauche, dans son ensemble, est attendue au tournant pour proposer un projet de société mobilisateur. Nous ne devrons pas décevoir cette impatience.

Européennes : “un moment privilégié de rendre concrètes la mobilisation et les revendications du peuple de France”

Vendredi 1 mai 2009

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A l’occasion du défilé de la fête du travail, ce matin, Eugène Caselli, premier secrétaire fédéral socialiste des Bouches-du-Rhône, a souhaité aborder l’enjeu politique des élections européennes du 7 juin prochain : ” je crois que c’est un moment privilégié pour que le peuple de France fasse savoir au gouvernement qu’elle est l’ampleur des problèmes ” qu’ils endurent.

” Le Parti socialiste est fortement mobilisé, il est là aujourd’hui, dans la rue, aux côtés des salariés “. Reste que le 7 juin, dans une élection à un seul tour, les français devront “à travers un vote socialiste”, donner une tournure concrète à la forte mobilisation que nous constatons comme rarement dans le pays mais surtout à leurs revendications.

“Donner un signal fort au gouvernement !” déclare E. Caselli lors du défilé du 1er mai à Marseille

Vendredi 1 mai 2009

Défilé du 1er mai à Marseille avec Eugène Caselli

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Eugène Caselli était ce matin, lors du traditionnel défilé marseillais du 1er mai, aux côtés des nombreux militants et sympathisants socialistes présents. Saluant chaleureusement chacun d’entre eux, le premier Secrétaire fédéral du PS 13 a tenu à dire combien sa présence “avec les salariés” était “importante”, notamment “pour donner un signal fort au gouvernement sur le pouvoir d’achat, l’emploi et l’iniquité fiscale” en cette période de crise aigüe.

Offensif, il insiste : “le gouvernement doit faire preuve de clairvoyance, celle d’écouter les salariés parce qu’ils sont l’expression de ce qu’est, aujourd’hui, la société française dans ses profondeurs.”