Une rénovation en actes
Mardi 15 septembre 2009Chers amis,
Le Parti socialiste est entré dans une phase résolue de rénovation. Ces dernières années, nous avons abusé de ce terme. Aujourd’hui, je suis convaincu que le processus mis en place par Martine Aubry lors du dernier conseil national ira à son terme.
Mon optimisme ne se nourrit pas aux sources d’une quelconque méthode Coué. Car cette rénovation n’est pas seulement une nécessité vitale pour l’avenir du PS. Elle entre en résonance avec les attentes des Français. Selon le sondage de Viavoice paru dans l’édition du 14 septembre de Libération, 58 % des Français jugent négatif le bilan de Nicolas Sarkozy. Les Français sont intelligents : ils ne reprochent pas au Président de la République d’être responsable de la crise. Ils estiment, à juste titre, que son agitation, que l’UMP vante ou vend comme du volontarisme, ne produit pas grand chose à la sortie : aucune parcelle de ciel bleu dans leur quotidien, rien de positif qui laisserait à supposer que l’hyperprésidentialisme va dans la bonne direction.
Cette rentrée voit le retour des bonus, des stock-options alors que le chômage atteint des sommets. Mais, au-delà du contexte international, les promesses de Nicolas Sarkozy ont le goût saumâtre de la désillusion. Souvenez-vous : « Travailler plus pour gagner plus ». Souvenez-vous encore : « le bouclier fiscal » pour plus de justice fiscale. Autant de formules que les militants UMP s’évertuent à mettre sous le boisseau. Toute la réalité du quotidien est loin des engagements pris.
La nouvelle suppression des 13 500 enseignants dans l’Education nationale en est une illustration éloquente. Parmi eux, la disparition des 1 500 enseignants destinés aux élèves les plus en difficulté, ceux que l’on appelle les Rased, caractérise un peu plus encore l’idéologie droitière : saper les fondements de la société, confondre assistanat et aide aux plus démunis, laisser supposer que le social ne sert à rien, qu’il est improductif…
Même tromperie sur la taxe carbone, inadaptée, mal conçue… La préparation du Grenelle de l’Environnement a été saluée par tous, le PS compris. Mais le résultat final montre une nouvelle fois que l’Elysée cultive la mauvaise manie de passer à côté des grands rendez-vous avec l’histoire. Rien n’est fait dans ce nouveau dispositif fiscal pour saluer ceux qui opposent une démarche vertueuse aux risques liés au réchauffement climatique ! De plus, cette nouvelle taxe est injuste sur un plan social.
Tous ces éléments nous poussent à accélérer le mouvement de rénovation du PS. Car il faut se préparer à l’alternance, il faut gommer les erreurs du passé, faire du PS un mouvement collectif, dont l’addition des compétences, des intelligences doit enfanter un nouveau projet pour la France !
La rénovation, de fond en comble, mais aussi les primaires ouvertes !
Quel courage d’offrir à tous les Français de gauche la possibilité de choisir celle ou celui qui sera en capacité d’incarner leurs espoirs en 2012 !
Le PS a mis du temps avant de comprendre qu’il devait changer d’ère. Sa mutation interne ne tardera pas à prendre un visage souriant. Car l’émulation collective, au-delà des divergences, offre les meilleures conditions d’un débat de fond.
Notre projet existe, nos idées répondent aux attentes des Français. Encore fallait-il qu’un vent nouveau souffle de l’intérieur pour que nous soyons en mesure d’en donner la meilleure lisibilité.
Depuis l’université d’été de La Rochelle, le PS a engagé sa transformation. Dimanche dernier, le socialiste Jean-Pierre Pérez a mis fin à 26 années de gestion UMP à Carcassonne. Ce n’est qu’un début…




Nous avons signé hier, au
Je vous invite ce soir à me retrouver sur