Alliances : osons le langage de vérité
Mardi 21 juillet 2009Alexandre Medvedowsky a échoué de justesse dimanche à l’élection municipale partielle d’Aix-en-Provence.
Je le regrette d’autant plus qu’il avait les qualités nécessaires pour incarner le renouvellement et que son choix d’alliance dès le premier tour avec le Modem était la bonne stratégie.
Comme beaucoup au Parti socialiste, je souhaite un élargissement de nos partenariats politiques. L’axe PS-Verts-Modem-Radicaux est porteur d’une vraie ligne réformatrice autour de laquelle le Parti communiste, s’il cesse de lorgner vers l’extrême gauche, peut avoir toute sa place.
Bien sûr, le préalable est la construction d’un vrai programme qui réponde aux véritables aspirations des Français, un programme qui se refuse, comme l’écrit fort justement Manuel Valls, à vouloir reconstruire à l’identique un monde qui n’existe plus.
« Faute de reconnaître les conséquences de la mondialisation de l’économie et de l’individualisation de la société », écrit-il, la gauche est tombée dans l’incantation et s’est « progressivement enfermée dans une vision dépassée du monde ».
Voilà pourquoi, autour des valeurs d’humanisme, de justice sociale et de réformisme qui sont les nôtres, nous avons le devoir impératif de construire une alternative à la politique menée par la droite.
Le PS ne peut le faire seul, il doit s’ouvrir aux forces politiques qui partagent ses valeurs, sans esprit de domination et avec la volonté affirmée de fédérer dans le respect de chacun des partenaires.
Alors, osons le langage de la vérité, sortons de l’hypocrisie, assumons ce rassemblement porteur de victoires futures, car sa diversité et son dynamisme permettront de réinventer une démocratie politique, sociale et économique que les Français appellent de leurs vœux.




Je vous invite ce soir à me retrouver sur