Archive pour la catégorie ‘Marseille’

L’OM au sommet, les casseurs au piquet

Lundi 17 mai 2010

Comme tous les Marseillais et bien au-delà, je me réjouis de la formidable saison réalisée par l’Olympique de Marseille. Que d’émotions ! Que de formidables sensations !

Lorsque l’on connaît la place qu’occupe l’OM dans le cœur des Marseillais, on ne peut que se réjouir de ce parcours quasi-parfait. Cette réussite est d’abord celle d’un homme, aujourd’hui malheureusement décédé. Sans la ténacité de Robert Louis-Dreyfus, sans son entêtement dans l’adversité à garder le bon cap pour faire de l’OM ce qu’il est aujourd’hui, jamais une telle apothéose aurait été possible. Son épouse, Marguarita Louis-Dreyfus, a décidé de reprendre le flambeau avec talent. Elle appartient désormais à la grande famille marseillaise.

Ce succès, nous le devons aussi au fin stratège qu’est Didier Deschamps. L’homme, simple et humble, deux caractéristiques essentielles de l’intelligence à mes yeux, dispose d’une science footballistique forgée auprès des meilleurs clubs, et notamment à la Juventus de Turin. Formidable compétiteur, il a su imposer un cadre aux joueurs, relancer certains d’entre eux et opérer des choix tactiques judicieux. Le succès de l’OM doit beaucoup à l’homme qui a déjà tout gagné.

La fête de dimanche fut longtemps belle. Elle s’est malheureusement mal terminée. Il faut garder de cette journée son souvenir le plus festif, ne pas laisser aux casseurs le plaisir d’avoir atteint leur objectif, celui de faire parler d’eux gratuitement, sans mobile, sans explication. Mais les trop nombreux débordements en centre-ville de Marseille à la suite d’évènements sportifs heureux ou malheureux doivent nous pousser à une grande concertation entre tous les élus et les autorités préfectorales.

Nous devons réfléchir aux outils à mettre en place, tant éducatifs que répressifs, pour que la fête populaire ne soit pas le prétexte d’une expression de haine et de bêtise. En ma qualité de président d’une collectivité importante, j’essaierai de faire en sorte qu’un tel débat ait lieu dans les plus brefs délais.

Perquisitions à MPM : que la justice fasse son travail

Jeudi 3 décembre 2009

Dans le cadre d’une enquête dont le cadre dépasse largement notre collectivité, une perquisition a eu lieu il y a quelques jours dans les locaux de Marseille Provence Métropole.

Il est normal que la justice fasse son travail et s’informe sur la transparence de passation des marchés publics de manière à lever des doutes éventuels, s’ils existent.

Devant une telle situation, un Président de collectivité doit garder une attitude responsable et sereine. C’est l’état d’esprit qui m’anime devant un déchaînement médiatique qui correspond à une période électorale propre à échauffer les esprits.

Le rendez-vous raté de la réforme territoriale

Vendredi 23 octobre 2009

Il est normal que la réforme territoriale annoncée par Nicolas Sarkozy suscite la colère des élus de gauche et la gêne mal feinte des élus de droite. Trop de points restent en effet en suspens, alors que cette réorganisation institutionnelle aurait pu donner lieu, dans la continuité du comité Balladur, à des avancées rendant les collectivités locales plus performantes.

Nous espérions une troisième étape de la décentralisation, nous assistons en fait à l’acte I de la recentralisation. Historiquement, la droite n’a jamais été très innovante en matière de décentralisation dont le grand artisan fut Gaston Defferre. Chaque fois qu’elle l’a pu, la droite a rogné les marges de manœuvre des élus locaux, visant notamment les élus PS et ceux de la gauche dans leur ensemble parce qu’ils avaient su démontrer en la matière un véritable savoir-faire.

L’argument de la réduction du nombre des élus fleure bon le populisme : une étude commandée récemment par l’Association des Départements de France (ADF) atteste que le coût global de la fonction politique des pouvoirs locaux représente 1,2 % de leurs charges de fonctionnement, soit 28 millions d’euros pour une dépense publique locale de 220 milliards d’euros. Le passage de 6 000 conseillers généraux et conseillers régionaux à 3 000 conseillers territoriaux, comme le prévoit la loi, représenterait donc une économie de 14 M€, tout juste de quoi construire un équipement culturel dans une ville moyenne. On se fout du monde !, serais-je tenter d’écrire dans la foulée d’Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, dont les propos sur la réforme sont peu amènes en direction du Président de la République.

La suppression de la taxe professionnelle est tout aussi inquiétante. En déconnectant les ressources fiscales des communautés urbaines et la nécessaire dynamique des territoires, la suppression de la TP va remettre en cause l’action économique des communautés urbaines. Les pertes seront importantes. Et il n’est pas si sûr que les entreprises, qui se réjouissent de la disparition de ce qu’elle considère comme un impôt injuste, soient gagnantes dans l’affaire. En effet, cette décision réduira de fait la capacité d’investissement des communautés urbaines dont pâtiront par ricochet les entreprises. Ce scénario est difficilement acceptable dans la mesure où il ampute nos ressources fiscales et n’offre aucune garantie quant à l’évolution des dotations.

Que deviendra Marseille Provence Métropole dans ce cadre ? Difficile de conceptualiser cet avenir tant l’opacité domine. Le gouvernement voulait clarifier l’organisation territoriale de la France. Il est en train de la noyer dans une complexité encore plus grande.

Pour autant, l’idée de créer huit grande métropoles, dont une autour de Marseille, capable de rayonner sur un espace territorial plus fort économiquement et plus structuré au niveau de l’aménagement, ne doit pas être abandonnée. C’est au législateur de donner à ces métropoles les moyens nécessaires à leur ambition.

Taxe sur les ordures ménagères : le coût de l’incinérateur rend la hausse inévitable

Mardi 6 octobre 2009

Le 2 octobre dernier, lors de l’assemblée communautaire, j’ai tenu à préciser les raisons qui poussent Marseille Provence Métropole à augmenter la taxe sur les ordures ménagères. Je soumets à votre sagacité le discours que j’ai prononcé qui, je l’espère, répondra point par point à vos interrogations.

« La hausse de la taxe sur les ordures ménagères provient d’une double contrainte :

Premièrement, d’ici 2014, nous avons l’obligation légale d’harmoniser les taux de base dans l’ensemble des communes hors de Marseille, ce qu’il a été décidé de faire par paliers.

Deuxièmement, il nous faut maintenant assumer le coût du centre de traitement des déchets qui entrera en service en avril 2010.

La hausse de la TEOM n’est donc pas destinée à financer la collecte des ordures ménagères ou la propreté de nos rues. Son produit servira uniquement à payer le coût du traitement des déchets qui va tripler dans les cinq ans à venir.

Ce dernier va passer de 25 millions d’euros par an aujourd’hui, avec la décharge d’Entressen qui va fermer sur décision préfectorale en mars 2010, à 43 millions d’euros avec la mise en service de l’usine de Fos, puis à 67 millions en 2012, et à 75 millions au final.

Ces chiffres n’intègrent pas le surcoût réclamé, de 107 millions d’euros, dont nous attendrons qu’une décision de justice fixe le montant légitime.

Nous savons tous que, sans ressources nouvelles, la communauté urbaine ne peut faire face à ce surcroît de dépenses qui affecte son budget de fonctionnement.

Depuis mon élection à la présidence de MPM,  je n’ai cessé de mettre les chiffres sur la table, à la disposition et à l’appréciation de tous les maires et des élus de tous les groupes. Nous avons décidé à une quasi unanimité, en février 2009, d’assurer ensemble la poursuite de l’usine de traitement multifilières et d’en assumer le coût, et au moment de notre délibération, ce coût était déjà connu.

J’ai récemment consulté l’ensemble des maires, et bien entendu le maire de Marseille, qui ont bien compris l’obligation dans laquelle se trouvait notre collectivité d’utiliser le levier fiscal de la TEOM pour faire face à ses contraintes budgétaires.

Mais d’une manière générale, le problème du traitement des déchets se pose à l’ensemble des collectivités de notre pays, et il se pose avec acuité. Nous en avons la preuve avec l’ensemble des déchets des Alpes Maritimes qui est acheminé dans les décharges des départements circonvoisins, et notamment, 90 000 tonnes par an sont mises en décharge sur le site de la commune de Septèmes, parce que ce département n’est pas en capacité de traiter ses déchets.

Dans ce contexte, l’un des grands défis qu’il nous faudra relever demain est celui de la réduction des déchets à la source.

Il faut savoir que l’on ne pourra pas mener une politique de développement durable sérieuse sans trier et valoriser mieux qu’on ne le fait aujourd’hui.

Voilà pourquoi je proposerai rapidement à l’assemblée la création d’une commission de travail chargée d’étudier de quelle façon on peut progresser dans cette voie.

Cette commission composée de personnalités qualifiées et d’élus de l’ensemble des sensibilités représentées à l’assemblée, devra me faire des propositions en ce sens dans le courant 2010.

Il s’agit de répondre à un défi lancé à l’ensemble de nos sociétés doivent savoir que dans les années qui viennent, il leur faudra fournir un effort considérable sur toute la chaîne de production et de diffusion des marchandises, dans tous les foyers et toutes les collectivités.

Ne nous cachons pas que, si cet effort de grande ampleur a vocation à générer de l’activité et de l’emploi dans quantité de nouveaux métiers et techniques de pointe, il aura également un coût financier qu’il nous faudra prendre en compte avec responsabilité.

Je vous remercie.”


Incendie à Marseille : un drame humain et écologique

Vendredi 24 juillet 2009

L’incendie qui a ravagé 1 200 hectares de végétation dans les quartiers Est de Marseille est à la fois un drame humain et écologique.

Les habitants sont d’autant plus envahis d’une colère légitime que ce feu est parti, semble-t-il, de tirs rasants effectués par l’armée au camp de Carpiagne, dans le cadre d’un entraînement de routine. Il est évident que les conditions de déclenchement de cet incendie doivent être éclaircies au plus vite et les responsabilités établies.

Nous devons protéger nos espaces naturels parce qu’ils constituent un joyau et qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs de notre image en France et dans le monde.

Nous devons tous ensemble faire preuve du plus grand civisme pour qu’une telle catastrophe écologique ne se reproduise pas. J’appelle de mes vœux la mise en place rapide de campagnes de sensibilisation sur ce thème afin que tous les habitants concernés soient informés des erreurs à ne pas commettre, car les feux les plus meurtriers partent toujours de gestes qui peuvent paraître anodins.

Je tiens enfin ici à féliciter les marins pompiers de Marseille, les sapeurs pompiers du département, les pilotes de Canadair et toutes celles et ceux qui, avec une vaillance qui force le respect, ont su contenir la fureur des flammes et garder suffisamment éloignée la menace du pire.

Je tiens aussi à féliciter les personnels de la RTM qui ont permis d’éloigner du danger les riverains des voies les plus exposées.

Je veux dire aux populations qui ont directement souffert de ce sinistre que les collectivités locales et territoriales sauront se mobiliser pour atténuer les conséquences de ce terrible incendie.

Crash de l’Airbus des Comores : après le drame, le temps des questions

Vendredi 3 juillet 2009

Je tiens d’abord à renouveler mes plus sincères condoléances aux familles frappées par la disparition, au large des Comores, de l’Airbus de la compagnie Yemania.

Soixante et une personnes avaient embarqué à l’aéroport de Marseille - Provence. Beaucoup de familles sont aujourd’hui dans la peine. Je souhaite leur dire ma compasion et les assurer que tout Marseille partage leur deuil.

Je comprends par ailleurs la colère de la communauté comorienne. Pour accomplir leur deuil, les familles doivent savoir si la responsabilité de la compagnie aérienne est complètement engagée. Si tel est le cas, il faudra que l’Etat français prenne les devants pour renforcer un peu plus les dispositions du droit international en la matière.

Car rien ne justifie, et surtout pas la situation financière des voyageurs, que la sécurité de ces derniers soit exposée.  Les avions « poubelles » doivent disparaître du ciel pour que plus jamais les mêmes causes puissent provoquer un tel drame.

Tribune du Sud, LCM : menace sur la diversité de la presse

Mercredi 1 juillet 2009

La mort d’un journal n’est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. C’est pour cette raison que je déplore la disparition prématurée de La tribune du sud dont nous avions pu apprécier, l’espace de quelques semaines, l’originalité de la ligne éditoriale.

A cette mauvaise nouvelle s’en ajoute une deuxième : les difficultés rencontrées par la chaîne de télévision locale, LCM. Pour la petite chaîne qui monte (c’est ainsi que les journalistes la nomme), l’avenir s’annonce sombre : est-ce à croire que cet espace de liberté est lui aussi menacé ? Nous pouvons le redouter.

Il est important que les acteurs économiques et politiques réfléchissent aux meilleurs moyens de soutenir des médias indispensables au débat démocratique. On dit des relations entre journaux et pouvoirs qu’elles sont souvent frappées d’ambiguïté. Il faut sortir de ce schéma caricatural : le soutien à la presse par les pouvoirs concernés se doit d’être totalement désintéressé car il relève d’une autre urgence, celui du débat démocratique, de l’enrichissement lié aux échanges, aux confrontations.

Tous les acteurs politiques auront de plus en plus à s’interroger sur la nécessité de soutenir une presse libre et indépendante des pouvoirs, quels qu’ils soient.

LGV Méditerranée, le bon sens a prévalu

Mardi 30 juin 2009

Il y a quelques semaines, le mensuel Objectif Méditerranée m’avait interrogé sur la pertinence du tracé sud de la LGV Méditerranée. Voici ce que j’avais répondu :

« Je suis un partisan convaincu du tracé des métropoles. Cela me paraît relever de l’évidence. Le train à grande vitesse, dans les grandes métropoles européennes, c’est toujours le choix du passage en centre-ville, autour de grandes gares pôles d’échanges entre divers modes de transport et autour de grands projets d’urbanisme. C’est ce qu’on voit partout en Europe et le choix qui a toujours été fait en France pour les grands centres urbains.

Beaucoup d’informations incomplètes ou erronées ont circulé. Je pense que maintenant les choses sont claires. De différence de temps sur les directs Paris-Marseille, il n’y en a quasiment pas, mais en revanche la solution des métropoles fait gagner du temps, des passagers (deux millions par an) et rend ainsi la ligne beaucoup plus rentable. Le bonus pour le scénario métropoles serait de 2,5 milliards d’euros sur 20 ans.

Il est facile de comprendre que la solution des métropoles permet de dynamiser le transport interurbain, car en libérant la ligne classique, celle où le TGV ne circule pas, on va vraiment lui donner du souffle. 25 % de trafic supplémentaire sur Marseille-Aubagne-Toulon à l’ouverture de la ligne, ce n’est pas rien ! On aura ainsi une infrastructure permettant de valoriser le TER. La LGV doit avoir ce double objectif : la grande vitesse et le transport régional. C’était une des conclusions du débat public, qu’on semble avoir trop perdue de vue dans les études complémentaires ».

Je suis donc satisfait de voir aujourd’hui que cette position a été retenue. Il faut ici saluer le précieux travail d’Yves Cousquer, nommé médiateur sur ce dossier par le ministre Jean-Louis Borloo. Sa remise à plat des avantages et des inconvénients des deux tracés –celui des métropoles et celui passant plus au nord- a montré que les écarts en termes de coût n’étaient pas aussi élevés qu’on pouvait le craindre.

Cet équipement est absolument vital pour renforcer la fonction métropolitaine de Marseille et en faire, au-delà de nos frontières, la capitale d’une Euroméditerranée en pleine mutation. En dessinant ainsi l’axe Barcelone, Marseille, Toulon, Nice et Gênes, nous donnons de la cohérence au développement du sud de l’Europe.

Mieux encore, au-delà des considérations économiques évidentes, nous faisons ainsi le pari de diminuer plus encore le trafic autoroutier. En 2020, nous éprouverons ainsi le vrai bonheur de rallier Nice en une heure sans encombrer des routes déjà saturées.

Tous les acteurs économiques et politiques doivent se mobiliser pour faire de ce projet une réussite collective.

Grand Marseille et petites polémiques

Mercredi 27 mai 2009

Ces derniers jours, il a souvent été question du Grand Marseille. Certains acteurs politiques, cherchant sans doute la lumière médiatique, cherchent à s’approprier la paternité du Grand Marseille à venir. A les entendre, de Toulon à Lyon, d’Arles à Avignon, d’Aix à Fos-sur-Mer, Marseille aurait ainsi mangé tous les territoires environnants. Comme si l’opinion des élus et des habitants de ces territoires ne comptait pour rien.

La méthode, en elle-même, ne correspond pas à ma façon d’agir. Sans aller jusqu’à un traditionalisme forcément suranné, je comprends l’attachement à la terre et aux cultures locales.

La France est un pays de diversité. S’il existe à l’évidence un mitage des territoires, ces derniers ne doivent pas, sous la seule impulsion politicienne, passer à la trappe.

A ma place, en tant que président de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, je n’agirai jamais sur un coup de tête ou parce que l’actualité se prête à du bavardage médiatique. La commission Balladur a eu le grand avantage d’ouvrir le débat sur les fusions des intercommunalités. Ce débat, nous l’aurons, à l’échelle de notre territoire, avec toutes les collectivités qui en auront exprimé l’envie.

En ce qui me concerne, je suis persuadé que l’avenir sera métropolitain ; c’est une nécessité historique. Mais il faut se garder des passages en force, des oukases ou des complexes de supériorité.

A l’évidence, comme je l’ai rappelé à l’occasion de nombreux interviews, Marseille a un train de retard en matière d’intercommunalité.

Il faut bien reconnaître que Lyon ou encore Lille sont plus avancés que nous. Mais nous ne devons pas commettre d’erreur de communication par des annonces brutales, et, seule une concertation constructive permettra de définir les contours d’une grande métropole autour de Marseille à la hauteur que lui impose son positionnement géostratégique dans la Méditerranée.

Dans l’immédiat, nos partenaires sont avant tout les agglos de l’Ouest Provence autour de Fos-sur-Mer devenu aujourd’hui le Grand Port de Marseille, l’Agglopole, autour de Berre et de Salon, l’Etoile, autour d’Aubagne, l’APM autour de Martigues et des villes environnantes, le Pays d’Arles et la communauté du Pays d’Aix.

Ensemble, nous pourrons travailler au devenir d’un grand dessein métropolitain qui, en matière de projet économique et industriel, de réseaux des transports terrestres, maritimes et aériens, de développement durable, d’environnement et de gestion des déchets, de préservation de l’espace marin, d’animation des ports de plaisance, de culture, d’université et de pôles de compétitivité, de recherche et d’innovation, peut faire de nos territoires un pôle de développement et de prospérité qui rayonne au Sud de l’Europe et de la Méditerranée, comme rayonnent déjà Barcelone ou Milan.

Le débat ne se fera pas dans la presse mais en direct avec tous les maires de Marseille Provence Métropole, avec tous les élus des communautés voisines et des présidents de ces dernières.

En ce qui me concerne, avec d’autres, j’y veillerai, fidèle à une méthode de travail concerté qui a largement fait ses preuves.

Clause sociale d’insertion, une réponse à la crise

Jeudi 14 mai 2009

Lors du Conseil de Communauté de MPM du 11 mai 2009, nous avons adopté le principe de l’intégration de la clause d’insertion dans les marchés publics de la communauté.

En langage plus explicite, il s’agit d’introduire la préoccupation de l’insertion sociale dans le cadre des marchés publics, eux-mêmes destinés à choisir les entreprises dans le cadre d’appel d’offres.

L’article 14 du Code des Marchés Publics invite les collectivités à introduire cette clause sociale, prenant en compte des objectifs de développement durable, mariant à la fois développement économique et social. Dans ce cadre, les maîtres d’ouvrage peuvent fixer dans les cahiers des charges de leurs marchés une condition obligatoire d’exécution permettant de promouvoir l’emploi de personnes rencontrant des difficultés d’insertion.

Je me réjouis de l’adoption d’une telle mesure, votée à l’unanimité des conseillers communautaires. Il s’agit là d’une étape supplémentaire dans la lutte contre le chômage. Et cette disposition intervient à un moment où il est fait le constat d’une baisse des sorties en emplois réussis depuis 1994 dans les Plans locaux d’insertion par l’économie (PLIE) de MPM.

Plus que jamais, la crise nous impose une réactivité permanente face à la montée des risques sociaux. Le chômage frappe dur nos concitoyens ; mais en plus, ces derniers risquent de connaître des moments plus pénibles encore s’ils ne parviennent pas à retrouver rapidement le chemin de l’emploi et s’ils sont amenés à endurer les affres du chômage de longue durée. Or, aucun indicateur marquant, de nature macroéconomique, n’est aujourd’hui en mesure de pointer la direction de la lumière qui préfigurerait une sortie de crise.

A l’évidence, l’automne 2009 marquera un pic critique dans la crise que nous traversons.

La responsabilité des élus est donc d’augmenter d’un cran, chaque fois que les évènements l’imposent, le niveau de vigilance face aux dégâts causés par la crise. Grâce à l’aide du Conseil général (250 M€ sur cinq ans), nous maintiendrons un niveau d’investissement élevé en 2009. Mais nous devons voir toujours plus loin et coordonner nos actions avec les autres collectivités afin que l’efficacité d’une démarche unitaire l’emporte sur l’impact forcément moindre d’une action isolée.

Plus que jamais, la crise, dans son exceptionnelle gravité, élève le niveau de responsabilité des élus. Telle sera ma conduite tout au long de ma mission.