Archive pour la catégorie ‘Marseille’

Le débat métropolitain est enfin lancé

Jeudi 5 mai 2011

Le 22 avril dernier, au cours de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI), le préfet de Région Hugues Parant a tranché : un pôle métropolitain sera en discussion autour de quatre grandes communautés d’agglomération et de MPM.

Cette décision est frappée du sceau du pragmatisme. Il ya quelques semaines, avec les autres présidents de structures intercommunales, j’avais approuvé le principe de création de ce pôle métropolitain permettant de mettre en œuvre des projets décidés en commun.

Mais le pôle métropolitain ne doit pas nous détourner d’une spécificité territoriale propre à l’agglomération marseillaise : il doit grandir sur le socle d’un projet global et cohérent où la notion de solidarité territoriale doit être en permanence réaffirmée et où les règles de financement des projets ne peuvent prendre en compte le seul critère de population comme clef de répartition, du fait des énormes charges de centralité de Marseille.

Au risque de rappeler une évidence, les déséquilibres en matière de richesses fiscales doivent être corrigés pour que toutes les communes concernées s’approprient la dynamique métropolitaine.

1-     Je l’ai rappelé lors de la réunion en Préfecture : je ne pourrais pas valider un pôle métropolitain purement défensif, uniquement destiné à empêcher d’éventuelles fusions d’intercommunalités.

2-     Sachant que ce qui rend Marseille plus fort conforte par capillarité les atouts des intercommunalités voisines, le pôle métropolitain ne saurait être la solution politiquement correcte qui permettra de passer à la trappe la nécessaire réflexion sur le devenir de l’agglomération marseillaise.

J’attends donc avec impatience que le pôle métropolitain donne toute sa dimension à nos ambitions communes en matière de développement économique, de transports, d’universités, de recherches, d’innovations, de solidarités urbaines et de péréquations financières

3-     Si au final, et j’espère que ce ne sera pas le cas, le pôle métropolitain relève du pur artifice, je serai contraint de prendre la lourde responsabilité de demander à l’assemblée communautaire de donner à MPM le statut légal de Métropole, ce qui aura pour conséquence, si le vote est favorable, d’augmenter de façon significative le champ de ses compétences et de ses domaines d’interventions.

Ce serait alors l’échec d’une approche plus concertée de l’agglomération marseillaise, mais se serait l’ultime moyen de rappeler une évidence géographique et urbaine incontestable, à savoir que Marseille est la capitale régionale du sud, qu’elle supporte à ce titre d’énormes charges de centralité, que sa communauté urbaine n’a aucune tentation hégémonique, mais que chacun doit prendre en compte sa place et sa spécificité,  faute de quoi elle devra prendre elle-même son destin en main.

Ceci, bien entendu, ne pourra se faire que dans le respect le plus strict des prérogatives et compétences actuelles des maires élus au suffrage universel.

A ce titre personnel, si je me refuse à parler du Grand Marseille, je ne m’inscrirai pas dans la fatalité d’un Petit Marseille, et j’entends œuvrer, à la place qui est la mienne, à la formation d’une unité territoriale attractive au niveau économique et culturel en Europe du Sud et en Méditerranée, dont nous avons un urgent besoin pour relever les défis d’aujourd’hui et ceux de demain.

Une grande ambition métropolitaine

Mercredi 19 janvier 2011

J’ai signé, le 18 janvier, un communiqué commun avec les présidents des huit autres intercommunalités qui maillent le territoire les Bouches-du-Rhône (1). Cette prise de position est un événement majeur pour la future organisation de notre territoire métropolitain : nous y défendons une approche philosophique propre à désamorcer toutes les bisbilles qui émaillent le débat sur la taille métropolitaine de Marseille.

Il est temps d’en finir avec les slogans simplificateurs sur le thème du « non au Grand Marseille » qui, dans une opinion publique peu au fait des subtilités de la réforme territoriale, érigent des murs psychologiques entre un Marseille banni et une périphérie heureuse.

Marseille n’est pas un problème, c’est une chance. Sans un Marseille puissant, la périphérie s’écroule, tous les élus dignes de ce nom le savent.

On ne peut pas pour autant imposer aux intercommunalités une intégration forcée. Aucune métropole n’est aujourd’hui dans les tuyaux et même celle de Nice, dont Christian Estrosi assurait qu’elle était prête, se heurte à des résistances, si j’en crois la lecture du dernier numéro d’Objectif Méditerranée.


Je suis favorable en revanche aux pôles métropolitains qui offrent la possibilité de travailler sur des projets ciblés et structurants, comme les transports ou les déchets. Certains regroupements intercommunaux sont déjà lancés sur des projets de cette nature. Le syndicat mixte des transports créé à l’initiative du Conseil général des Bouches-du-Rhône en est l’exemple le plus actuel. Il faut continuer dans cette voie.

Au-delà des critiques justifiées sur les intercommunalités, notamment sur la perte de proximité dans l’organisation des services au quotidien, il serait malhonnête de tirer un bilan négatif de cette jeune institution. Dans les « petites » communes, combien de stations d’épuration, d’équipements culturels, de travaux routiers, etc., n’auraient pas vu le jour sans l’apport déterminant de la communauté urbaine de Marseille ?

Je suis absolument convaincu de la pertinence de cette échelle territoriale, même si l’on ne peut que regretter que la communauté urbaine de Marseille ne s’appuie pas sur un espace coopératif plus large.

J’invite mes homologues présidents à entrer dans une nouvelle ère de travail, à sortir des anathèmes anti-marseillais, à réfléchir aux modalités de coopération et à entrer dans un cycle productif de travail avec un nouveau préfet, Hugues Parant, qui a reconnu le caractère « exceptionnel » de notre situation territoriale.

Notre objectif clair et manifeste est de faciliter la vie des gens, au quotidien, des salariés dans leurs déplacements, dans leur recherche de logements, des entreprises dans leur installation, dans leurs projets, dans leur recherche de locaux disponibles. A plusieurs, sur des projets aussi clairement définis, je ne vois pas comment nous pourrions retomber dans les excès d’une lutte des territoires dépassée à l’heure où la mondialisation se moque de ces historiettes de leaderships, plus folkloriques que sérieux.

L’ambition métropolitaine marseillaise ne sera pas un « machin » institutionnel mais le vecteur de projets convergents vers une plus grande efficacité de l’action publique. Je m’y engagerai avec force et conviction.

(1) Intitulé « Unanimité territoriale dans les Bouches-du-Rhône », ce communiqué est signé par les intercommunalités suivantes : Agglopole Provence (Salon-de-Provence), Communauté d’agglomération du Pays d’Aix, Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, Communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, Communauté d’agglomération du Pays de Martigues, Communauté de communes Rhône Alpilles Durance, Communauté de communes de la Vallée des Baux, Communauté urbaine de Marseille, Ouest Provence.

Bonne année à vous tous !

Mardi 4 janvier 2011

Chers internautes,

En ce début d’année 2011, je tiens à vous adresser mes vœux les plus sincères  de santé et de bonheur, pour vous-même et vos familles.

Vous le savez, ces derniers mois ont été difficiles. La crise économique s’éternise et certains de nos concitoyens, les plus précaires, en subissent encore plus fortement les effets.

Cette réalité nous oblige à reconsidérer nos visions politiques, à adapter nos réflexions au monde d’aujourd’hui, à améliorer notre travail au quotidien, pour redonner espoir à ceux qui ne croient plus à l’avenir, et par là à l’action politique.

Pour cela, la collectivité que j’ai l’honneur de diriger doit faire preuve d’encore plus d’efficacité, encore plus d’écoute, encore plus de transparence et de démocratie.

Marseille Provence Métropole doit s’atteler à atteindre deux objectifs :

-         améliorer par l’aboutissement de ses grands projets le cadre de vie de nos concitoyens en matière de transports, de propreté, d’environnement, de logement  et de développement économique.

-         Faire de l’agglomération Marseillaise une métropole d’avenir. En effet malgré ses faiblesses, Marseille reste incontournable, Marseille produit de la richesse, attire les investisseurs, les croisiéristes, les entreprises, et son potentiel est encore en partie inexploité.

-         Plus que jamais, je crois à la puissance de nos atouts métropolitains, mais pour parvenir au but, la mobilisation de toutes les volontés politiques, économiques et sociales sont nécessaires.

-         Cette mobilisation des compétences au service de la Métropole sera l’un des grands challenges à relever en 2011.

Bonne Année à toutes et tous.

L’OM au sommet, les casseurs au piquet

Lundi 17 mai 2010

Comme tous les Marseillais et bien au-delà, je me réjouis de la formidable saison réalisée par l’Olympique de Marseille. Que d’émotions ! Que de formidables sensations !

Lorsque l’on connaît la place qu’occupe l’OM dans le cœur des Marseillais, on ne peut que se réjouir de ce parcours quasi-parfait. Cette réussite est d’abord celle d’un homme, aujourd’hui malheureusement décédé. Sans la ténacité de Robert Louis-Dreyfus, sans son entêtement dans l’adversité à garder le bon cap pour faire de l’OM ce qu’il est aujourd’hui, jamais une telle apothéose aurait été possible. Son épouse, Marguarita Louis-Dreyfus, a décidé de reprendre le flambeau avec talent. Elle appartient désormais à la grande famille marseillaise.

Ce succès, nous le devons aussi au fin stratège qu’est Didier Deschamps. L’homme, simple et humble, deux caractéristiques essentielles de l’intelligence à mes yeux, dispose d’une science footballistique forgée auprès des meilleurs clubs, et notamment à la Juventus de Turin. Formidable compétiteur, il a su imposer un cadre aux joueurs, relancer certains d’entre eux et opérer des choix tactiques judicieux. Le succès de l’OM doit beaucoup à l’homme qui a déjà tout gagné.

La fête de dimanche fut longtemps belle. Elle s’est malheureusement mal terminée. Il faut garder de cette journée son souvenir le plus festif, ne pas laisser aux casseurs le plaisir d’avoir atteint leur objectif, celui de faire parler d’eux gratuitement, sans mobile, sans explication. Mais les trop nombreux débordements en centre-ville de Marseille à la suite d’évènements sportifs heureux ou malheureux doivent nous pousser à une grande concertation entre tous les élus et les autorités préfectorales.

Nous devons réfléchir aux outils à mettre en place, tant éducatifs que répressifs, pour que la fête populaire ne soit pas le prétexte d’une expression de haine et de bêtise. En ma qualité de président d’une collectivité importante, j’essaierai de faire en sorte qu’un tel débat ait lieu dans les plus brefs délais.

Perquisitions à MPM : que la justice fasse son travail

Jeudi 3 décembre 2009

Dans le cadre d’une enquête dont le cadre dépasse largement notre collectivité, une perquisition a eu lieu il y a quelques jours dans les locaux de Marseille Provence Métropole.

Il est normal que la justice fasse son travail et s’informe sur la transparence de passation des marchés publics de manière à lever des doutes éventuels, s’ils existent.

Devant une telle situation, un Président de collectivité doit garder une attitude responsable et sereine. C’est l’état d’esprit qui m’anime devant un déchaînement médiatique qui correspond à une période électorale propre à échauffer les esprits.

Le rendez-vous raté de la réforme territoriale

Vendredi 23 octobre 2009

Il est normal que la réforme territoriale annoncée par Nicolas Sarkozy suscite la colère des élus de gauche et la gêne mal feinte des élus de droite. Trop de points restent en effet en suspens, alors que cette réorganisation institutionnelle aurait pu donner lieu, dans la continuité du comité Balladur, à des avancées rendant les collectivités locales plus performantes.

Nous espérions une troisième étape de la décentralisation, nous assistons en fait à l’acte I de la recentralisation. Historiquement, la droite n’a jamais été très innovante en matière de décentralisation dont le grand artisan fut Gaston Defferre. Chaque fois qu’elle l’a pu, la droite a rogné les marges de manœuvre des élus locaux, visant notamment les élus PS et ceux de la gauche dans leur ensemble parce qu’ils avaient su démontrer en la matière un véritable savoir-faire.

L’argument de la réduction du nombre des élus fleure bon le populisme : une étude commandée récemment par l’Association des Départements de France (ADF) atteste que le coût global de la fonction politique des pouvoirs locaux représente 1,2 % de leurs charges de fonctionnement, soit 28 millions d’euros pour une dépense publique locale de 220 milliards d’euros. Le passage de 6 000 conseillers généraux et conseillers régionaux à 3 000 conseillers territoriaux, comme le prévoit la loi, représenterait donc une économie de 14 M€, tout juste de quoi construire un équipement culturel dans une ville moyenne. On se fout du monde !, serais-je tenter d’écrire dans la foulée d’Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, dont les propos sur la réforme sont peu amènes en direction du Président de la République.

La suppression de la taxe professionnelle est tout aussi inquiétante. En déconnectant les ressources fiscales des communautés urbaines et la nécessaire dynamique des territoires, la suppression de la TP va remettre en cause l’action économique des communautés urbaines. Les pertes seront importantes. Et il n’est pas si sûr que les entreprises, qui se réjouissent de la disparition de ce qu’elle considère comme un impôt injuste, soient gagnantes dans l’affaire. En effet, cette décision réduira de fait la capacité d’investissement des communautés urbaines dont pâtiront par ricochet les entreprises. Ce scénario est difficilement acceptable dans la mesure où il ampute nos ressources fiscales et n’offre aucune garantie quant à l’évolution des dotations.

Que deviendra Marseille Provence Métropole dans ce cadre ? Difficile de conceptualiser cet avenir tant l’opacité domine. Le gouvernement voulait clarifier l’organisation territoriale de la France. Il est en train de la noyer dans une complexité encore plus grande.

Pour autant, l’idée de créer huit grande métropoles, dont une autour de Marseille, capable de rayonner sur un espace territorial plus fort économiquement et plus structuré au niveau de l’aménagement, ne doit pas être abandonnée. C’est au législateur de donner à ces métropoles les moyens nécessaires à leur ambition.

Taxe sur les ordures ménagères : le coût de l’incinérateur rend la hausse inévitable

Mardi 6 octobre 2009

Le 2 octobre dernier, lors de l’assemblée communautaire, j’ai tenu à préciser les raisons qui poussent Marseille Provence Métropole à augmenter la taxe sur les ordures ménagères. Je soumets à votre sagacité le discours que j’ai prononcé qui, je l’espère, répondra point par point à vos interrogations.

« La hausse de la taxe sur les ordures ménagères provient d’une double contrainte :

Premièrement, d’ici 2014, nous avons l’obligation légale d’harmoniser les taux de base dans l’ensemble des communes hors de Marseille, ce qu’il a été décidé de faire par paliers.

Deuxièmement, il nous faut maintenant assumer le coût du centre de traitement des déchets qui entrera en service en avril 2010.

La hausse de la TEOM n’est donc pas destinée à financer la collecte des ordures ménagères ou la propreté de nos rues. Son produit servira uniquement à payer le coût du traitement des déchets qui va tripler dans les cinq ans à venir.

Ce dernier va passer de 25 millions d’euros par an aujourd’hui, avec la décharge d’Entressen qui va fermer sur décision préfectorale en mars 2010, à 43 millions d’euros avec la mise en service de l’usine de Fos, puis à 67 millions en 2012, et à 75 millions au final.

Ces chiffres n’intègrent pas le surcoût réclamé, de 107 millions d’euros, dont nous attendrons qu’une décision de justice fixe le montant légitime.

Nous savons tous que, sans ressources nouvelles, la communauté urbaine ne peut faire face à ce surcroît de dépenses qui affecte son budget de fonctionnement.

Depuis mon élection à la présidence de MPM,  je n’ai cessé de mettre les chiffres sur la table, à la disposition et à l’appréciation de tous les maires et des élus de tous les groupes. Nous avons décidé à une quasi unanimité, en février 2009, d’assurer ensemble la poursuite de l’usine de traitement multifilières et d’en assumer le coût, et au moment de notre délibération, ce coût était déjà connu.

J’ai récemment consulté l’ensemble des maires, et bien entendu le maire de Marseille, qui ont bien compris l’obligation dans laquelle se trouvait notre collectivité d’utiliser le levier fiscal de la TEOM pour faire face à ses contraintes budgétaires.

Mais d’une manière générale, le problème du traitement des déchets se pose à l’ensemble des collectivités de notre pays, et il se pose avec acuité. Nous en avons la preuve avec l’ensemble des déchets des Alpes Maritimes qui est acheminé dans les décharges des départements circonvoisins, et notamment, 90 000 tonnes par an sont mises en décharge sur le site de la commune de Septèmes, parce que ce département n’est pas en capacité de traiter ses déchets.

Dans ce contexte, l’un des grands défis qu’il nous faudra relever demain est celui de la réduction des déchets à la source.

Il faut savoir que l’on ne pourra pas mener une politique de développement durable sérieuse sans trier et valoriser mieux qu’on ne le fait aujourd’hui.

Voilà pourquoi je proposerai rapidement à l’assemblée la création d’une commission de travail chargée d’étudier de quelle façon on peut progresser dans cette voie.

Cette commission composée de personnalités qualifiées et d’élus de l’ensemble des sensibilités représentées à l’assemblée, devra me faire des propositions en ce sens dans le courant 2010.

Il s’agit de répondre à un défi lancé à l’ensemble de nos sociétés doivent savoir que dans les années qui viennent, il leur faudra fournir un effort considérable sur toute la chaîne de production et de diffusion des marchandises, dans tous les foyers et toutes les collectivités.

Ne nous cachons pas que, si cet effort de grande ampleur a vocation à générer de l’activité et de l’emploi dans quantité de nouveaux métiers et techniques de pointe, il aura également un coût financier qu’il nous faudra prendre en compte avec responsabilité.

Je vous remercie.”


Incendie à Marseille : un drame humain et écologique

Vendredi 24 juillet 2009

L’incendie qui a ravagé 1 200 hectares de végétation dans les quartiers Est de Marseille est à la fois un drame humain et écologique.

Les habitants sont d’autant plus envahis d’une colère légitime que ce feu est parti, semble-t-il, de tirs rasants effectués par l’armée au camp de Carpiagne, dans le cadre d’un entraînement de routine. Il est évident que les conditions de déclenchement de cet incendie doivent être éclaircies au plus vite et les responsabilités établies.

Nous devons protéger nos espaces naturels parce qu’ils constituent un joyau et qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs de notre image en France et dans le monde.

Nous devons tous ensemble faire preuve du plus grand civisme pour qu’une telle catastrophe écologique ne se reproduise pas. J’appelle de mes vœux la mise en place rapide de campagnes de sensibilisation sur ce thème afin que tous les habitants concernés soient informés des erreurs à ne pas commettre, car les feux les plus meurtriers partent toujours de gestes qui peuvent paraître anodins.

Je tiens enfin ici à féliciter les marins pompiers de Marseille, les sapeurs pompiers du département, les pilotes de Canadair et toutes celles et ceux qui, avec une vaillance qui force le respect, ont su contenir la fureur des flammes et garder suffisamment éloignée la menace du pire.

Je tiens aussi à féliciter les personnels de la RTM qui ont permis d’éloigner du danger les riverains des voies les plus exposées.

Je veux dire aux populations qui ont directement souffert de ce sinistre que les collectivités locales et territoriales sauront se mobiliser pour atténuer les conséquences de ce terrible incendie.

Crash de l’Airbus des Comores : après le drame, le temps des questions

Vendredi 3 juillet 2009

Je tiens d’abord à renouveler mes plus sincères condoléances aux familles frappées par la disparition, au large des Comores, de l’Airbus de la compagnie Yemania.

Soixante et une personnes avaient embarqué à l’aéroport de Marseille - Provence. Beaucoup de familles sont aujourd’hui dans la peine. Je souhaite leur dire ma compasion et les assurer que tout Marseille partage leur deuil.

Je comprends par ailleurs la colère de la communauté comorienne. Pour accomplir leur deuil, les familles doivent savoir si la responsabilité de la compagnie aérienne est complètement engagée. Si tel est le cas, il faudra que l’Etat français prenne les devants pour renforcer un peu plus les dispositions du droit international en la matière.

Car rien ne justifie, et surtout pas la situation financière des voyageurs, que la sécurité de ces derniers soit exposée.  Les avions « poubelles » doivent disparaître du ciel pour que plus jamais les mêmes causes puissent provoquer un tel drame.

Tribune du Sud, LCM : menace sur la diversité de la presse

Mercredi 1 juillet 2009

La mort d’un journal n’est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. C’est pour cette raison que je déplore la disparition prématurée de La tribune du sud dont nous avions pu apprécier, l’espace de quelques semaines, l’originalité de la ligne éditoriale.

A cette mauvaise nouvelle s’en ajoute une deuxième : les difficultés rencontrées par la chaîne de télévision locale, LCM. Pour la petite chaîne qui monte (c’est ainsi que les journalistes la nomme), l’avenir s’annonce sombre : est-ce à croire que cet espace de liberté est lui aussi menacé ? Nous pouvons le redouter.

Il est important que les acteurs économiques et politiques réfléchissent aux meilleurs moyens de soutenir des médias indispensables au débat démocratique. On dit des relations entre journaux et pouvoirs qu’elles sont souvent frappées d’ambiguïté. Il faut sortir de ce schéma caricatural : le soutien à la presse par les pouvoirs concernés se doit d’être totalement désintéressé car il relève d’une autre urgence, celui du débat démocratique, de l’enrichissement lié aux échanges, aux confrontations.

Tous les acteurs politiques auront de plus en plus à s’interroger sur la nécessité de soutenir une presse libre et indépendante des pouvoirs, quels qu’ils soient.