Archive pour la catégorie ‘Général’

Votation citoyenne à La Poste : une vraie réussite démocratique

Mardi 6 octobre 2009

La votation citoyenne visant à sauver l’avenir de ce grand service public qu’est La Poste a été un grand succès populaire, avec plus de deux millions de votants. Je m’en réjouis d’autant plus que les militants du Parti socialiste se sont grandement investis pour rendre possible cette réussite.

Le gouvernement est désormais placé face à sa responsabilité. Il peut faire mine d’ignorer cette interpellation référendaire. Il peut aussi considérer -rêvons un peu- qu’une telle mobilisation révèle une inquiétude forte des Français de voir le dernier grand service public disparaître.

Il est vrai que l’hôte de l’Elysée, qui s’était engagé à ne jamais privatiser EDF et GDF, s’est dédit quelques mois plus tard. Gageons que la mobilisation populaire de ces jours derniers fera réfléchir à deux fois le Président de la République et son gouvernement.

Une véritable révolution culturelle

Mercredi 16 septembre 2009

Au-delà de la polémique relancée par Ségolène Royal qui manifestement n’apprécie guère de voir Martine Aubry prendre la main en s’attaquant aux démons qui ont si souvent décrédibilisé l’action du parti socialiste, à savoir : la division permanente et l’absence de transparence dans les scrutins internes, les choix sur lesquels vont se prononcer les militants le 1er octobre vont être déterminants pour le parti.

Si les choix de primaires ouvertes à tous les électeurs de la gauche, du non cumul que beaucoup veulent assortir d’un vrai statut de l’élu, et des procédures transparentes de vote soumises à une commission présidée par une personnalité à l’éthique incontestable sont entérinés, le Parti socialiste devra ensuite mettre en œuvre un processus de rénovation qui va le transformer en un parti plus ouvert, populaire, moderne et en prise directe avec son temps.

Peu de monde, même à l’intérieur d’un parti prisonnier d’usages liés au passé, ne semble se rendre compte de ce qui apparaîtra très vite comme une révolution culturelle bénéfique pour la démocratie de notre pays.

Néanmoins, la lisibilité de ce processus ne sera jamais complète sans l’adjonction d’un vrai projet de société proposé à ceux qui veulent que les choses changent profondément dans le domaine de la démocratie, de l’éducation, de la santé, du social, de la sécurité et de l’égalité des chances.

Voilà le chantier qui attend les socialistes, mais aussi toutes les forces démocratiques et républicaines qui aspirent à ce changement.

Une rénovation en actes

Mardi 15 septembre 2009

Chers amis,

Le Parti socialiste est entré dans une phase résolue de rénovation. Ces dernières années, nous avons abusé de ce terme. Aujourd’hui, je suis convaincu que le processus mis en place par Martine Aubry lors du dernier conseil national ira à son terme.

Mon optimisme ne se nourrit pas aux sources d’une quelconque méthode Coué. Car cette rénovation n’est pas seulement une nécessité vitale pour l’avenir du PS. Elle entre en résonance avec les attentes des Français. Selon le sondage de Viavoice paru dans l’édition du 14 septembre de Libération, 58 % des Français jugent négatif le bilan de Nicolas Sarkozy. Les Français sont intelligents : ils ne reprochent pas au Président de la République d’être responsable de la crise. Ils estiment, à juste titre, que son agitation, que l’UMP vante ou vend comme du volontarisme, ne produit pas grand chose à la sortie : aucune parcelle de ciel bleu dans leur quotidien, rien de positif qui laisserait à supposer que l’hyperprésidentialisme va dans la bonne direction.

Cette rentrée voit le retour des bonus, des stock-options alors que le chômage atteint des sommets. Mais, au-delà du contexte international, les promesses de Nicolas Sarkozy ont le goût saumâtre de la désillusion. Souvenez-vous : « Travailler plus pour gagner plus ». Souvenez-vous encore : « le bouclier fiscal » pour plus de justice fiscale. Autant de formules que les militants UMP s’évertuent à mettre sous le boisseau. Toute la réalité du quotidien est loin des engagements pris.

La nouvelle suppression des 13 500 enseignants dans l’Education nationale en est une illustration éloquente. Parmi eux, la disparition des 1 500 enseignants destinés aux élèves les plus en difficulté, ceux que l’on appelle les Rased, caractérise un peu plus encore l’idéologie droitière : saper les fondements de la société, confondre assistanat et aide aux plus démunis, laisser supposer que le social ne sert à rien, qu’il est improductif…

Même tromperie sur la taxe carbone, inadaptée, mal conçue… La préparation du Grenelle de l’Environnement a été saluée par tous, le PS compris. Mais le résultat final montre une nouvelle fois que l’Elysée cultive la mauvaise manie de passer à côté des grands rendez-vous avec l’histoire. Rien n’est fait dans ce nouveau dispositif fiscal pour saluer ceux qui opposent une démarche vertueuse aux risques liés au réchauffement climatique ! De plus, cette nouvelle taxe est injuste sur un plan social.

Tous ces éléments nous poussent à accélérer le mouvement de rénovation du PS. Car il faut se préparer à l’alternance, il faut gommer les erreurs du passé, faire du PS un mouvement collectif, dont l’addition des compétences, des intelligences doit enfanter un nouveau projet pour la France !

La rénovation, de fond en comble, mais aussi les primaires ouvertes !

Quel courage d’offrir à tous les Français de gauche la possibilité de choisir celle ou celui qui sera en capacité d’incarner leurs espoirs en 2012 !

Le PS a mis du temps avant de comprendre qu’il devait changer d’ère. Sa mutation interne ne tardera pas à prendre un visage souriant. Car l’émulation collective, au-delà des divergences, offre les meilleures conditions d’un débat de fond.

Notre projet existe, nos idées répondent aux attentes des Français. Encore fallait-il qu’un vent nouveau souffle de l’intérieur pour que nous soyons en mesure d’en donner la meilleure lisibilité.

Depuis l’université d’été de La Rochelle, le PS a engagé sa transformation. Dimanche dernier, le socialiste Jean-Pierre Pérez a mis fin à 26 années de gestion UMP à Carcassonne. Ce n’est qu’un début…

Incendie à Marseille : un drame humain et écologique

Vendredi 24 juillet 2009

L’incendie qui a ravagé 1 200 hectares de végétation dans les quartiers Est de Marseille est à la fois un drame humain et écologique.

Les habitants sont d’autant plus envahis d’une colère légitime que ce feu est parti, semble-t-il, de tirs rasants effectués par l’armée au camp de Carpiagne, dans le cadre d’un entraînement de routine. Il est évident que les conditions de déclenchement de cet incendie doivent être éclaircies au plus vite et les responsabilités établies.

Nous devons protéger nos espaces naturels parce qu’ils constituent un joyau et qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs de notre image en France et dans le monde.

Nous devons tous ensemble faire preuve du plus grand civisme pour qu’une telle catastrophe écologique ne se reproduise pas. J’appelle de mes vœux la mise en place rapide de campagnes de sensibilisation sur ce thème afin que tous les habitants concernés soient informés des erreurs à ne pas commettre, car les feux les plus meurtriers partent toujours de gestes qui peuvent paraître anodins.

Je tiens enfin ici à féliciter les marins pompiers de Marseille, les sapeurs pompiers du département, les pilotes de Canadair et toutes celles et ceux qui, avec une vaillance qui force le respect, ont su contenir la fureur des flammes et garder suffisamment éloignée la menace du pire.

Je tiens aussi à féliciter les personnels de la RTM qui ont permis d’éloigner du danger les riverains des voies les plus exposées.

Je veux dire aux populations qui ont directement souffert de ce sinistre que les collectivités locales et territoriales sauront se mobiliser pour atténuer les conséquences de ce terrible incendie.

Concert de Madonna : un drame épouvantable

Vendredi 17 juillet 2009

C’est un drame épouvantable. D’autant plus épouvantable qu’il est soudain.

Nos pensées vont vers les victimes, à ces hommes qui ont perdu la vie, aux blessés graves et à leurs familles.

On se sent impuissants face à un tel drame. Le concert a été annulé, c’est une décision qui s’imposait notamment pour que l’enquête fasse toute la lumière sur cette tragédie.

Couverture du Stade Vélodrome : oui mais…

Jeudi 9 juillet 2009

Chers internautes,

Ce matin, à l’occasion du conseil municipal, j’ai prononcé le discours suivant sur la couverture du stade vélodrome. Il m’est apparu important de vous le livrer tel quel.

“En tant que Conseiller Municipal et Président de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, je me réjouis que la question de la couverture du Stade Vélodrome et de la reconfiguration de ces abords soit mise à l’ordre du jour lors de ce conseil municipal.

Nous l’avons dit en d’autres circonstances, tout passionné de football, tout visiteur du stade ne peut qu’être favorable à un tel projet.

Par contre, et notre position ne souffrait pas d’ambigüité, nous n’aurions pas accepté que l’on casse l’existant en cédant notre stade qui est la propriété de tous les Marseillais, à un groupe privé dont la dimension économique et financière aurait pris le dessus sur le Symbole que représente le Stade Vélodrome en matière de lien social.

Voilà pourquoi, Monsieur le Maire la gestion du stade vélodrome devait rester publique.

Le stade fait parti du patrimoine de Marseille au même titre que la basilique de Notre Dame de la Garde ou le Vieux Port, et il a largement contribué à fonder l’identité culturelle de notre belle cité.

De plus, permettez-moi de rappeler que l’Olympique de Marseille et l’ensemble des supporters n’ont jamais critiqué la qualité de la gestion publique du stade Vélodrome.

En effet, cette gestion publique assume sans difficulté la comparaison avec des stades privés, y compris dans l’organisation de concerts et de festivités diverses.

Faut-il aussi rappeler que notre ville a aussi accueilli des manifestations majeures telles que la coupe du monde de rugby et de football pour ne citer que quelques exemples, et qu’à ce jour, aucun stade de football en France, à l’exception du stade de France, n’a pu organiser en 2009 trois concerts d’envergure internationale comme nous l’avons fait ici avec AC/DC et bientôt Johnny Halliday et Madonna.

Enfin, pour nous, cette gestion publique a toujours été le gage d’un stade accessible à tous les Marseillais, quelque soit le milieu social dont ils sont issus.

C’est pourquoi, je me réjouis que vous partagiez notre point de vue et que la délibération soumise au vote prévoie explicitement le maintien de l’exploitation du stade vélodrome en régie directe municipale.

Et comme vous, je le suppose, avant de fonder notre position, nous avons écouté et échangé avec les forces vives de notre municipalité, élus, collectivités, partenaires sociaux et entrepreneurs, et nous en sommes arrivés à la conclusion que la direction des grands équipements de la ville de Marseille remplit parfaitement ses missions et satisfait également la demande des organisateurs de manifestations, que ce soit l’Olympique de Marseille ou d’autres intervenants, les supporters de l’OM et les dizaines de milliers de spectateurs qui se pressent au stade à chaque match ou à chaque spectacle.

Nous serons donc très vigilants sur les missions de service public confiées à la direction des grands équipements que ce soit pour :

-      la pratique et l’accueil des activités sportives,

-      la gestion des impératifs techniques et de sécurité publique

-      l’utilisation des équipements sportifs par les scolaires

-      la coordination avec les services extérieurs en vue d’assurer la sécurité du public,

-      la location et la mise à disposition de tous les utilisateurs comme l’OM, les fédérations française de football et de rugby ou les producteurs en charges d’événements nationaux ou internationaux.

-      La pratique et l’accueil des activités ayant un intérêt local en termes d’animation touristique et culturelle.

De la même manière, il est bien évidemment que l’aménagement des alentours du stade où s’inscriront de nouveaux lieux de vie, apportera une dynamique supplémentaire qui permettra, par capillarité, de développer l’activité de la régie municipale.

Vous comprenez donc notre position :

Comme l’a exprimé récemment le Président du Conseil Général, la gestion publique ne peut pas être une variable d’ajustement au profit d’entreprises privées pour permettre la couverture du stade et de payer la reconfiguration des abords.

Si tel était le cas, dans l’avenir, nous nous y opposerons avec la plus grande détermination.

A titre de conclusion, je vais émettre deux regrets :

- Le premier est sur l’absence de données chiffrées concernant le maintien de la gestion publique.

Il est en effet manifeste que cette question n’apparaît pas dans l’ensemble des rapports comme si, vos services et vos consultants extérieurs étaient partis du postulat que le partenariat que vous souhaitiez ne pouvait pas inclure une gestion publique.

Je crois sincèrement, que sans l’intervention de notre groupe et du Président du Conseil Général, la Ville de Marseille n’aurait gardé que les murs du stade et en aurait laissé la gestion aux privés.

Les citoyens de notre ville méritent mieux, et je sais qu’au fond, Monsieur le Maire, nous partageons le même point de vue.

Mon deuxième regret porte sur l’absence de clarté concernant les masses financières qui sont en jeux.

Certes, nous connaissons le prix de la couverture du stade vélodrome (40 millions d’euros), mais peut-être, à la réflexion, aurait-on pu s’exonérer de faire appel au privé si nous nous en étions tenus à nos engagements initiaux respectifs de la campagne électorale, à savoir la simple couverture du stade.

De plus, aucune donnée précise n’est affichée sur la valeur du projet immobilier et urbain prévu autour du stade.

Ceci est d’autant plus inquiétant lorsque l’on sait qu’il est possible de construire un bâtiment pouvant atteindre la hauteur du « Gand Pavois ».

Ainsi, vous comprendrez aisément que sans vraie lisibilité nous ayons quelques craintes sur la faisabilité de ce projet.

Au final, seul le maintien des équilibres entre privé et public sera déterminant, et c’est le respect de cet équilibre qui fondera à la fois notre attitude et nos votes dans le futur.

Néanmoins, nous pensons que ce projet, s’il est maitrisé dans les conditions que nous venons d’évoquer, peut apporter une plus value à l’image de notre Ville.

Nous prenons également acte des avancées que vous avez acceptées de prendre en compte pour améliorer le texte.

Voilà pourquoi, dans une logique constructive mais vigilante nous émettrons un vote favorable à cette délibération sous les réserves que je viens d’énoncer”.

Crash de l’Airbus des Comores : après le drame, le temps des questions

Vendredi 3 juillet 2009

Je tiens d’abord à renouveler mes plus sincères condoléances aux familles frappées par la disparition, au large des Comores, de l’Airbus de la compagnie Yemania.

Soixante et une personnes avaient embarqué à l’aéroport de Marseille - Provence. Beaucoup de familles sont aujourd’hui dans la peine. Je souhaite leur dire ma compasion et les assurer que tout Marseille partage leur deuil.

Je comprends par ailleurs la colère de la communauté comorienne. Pour accomplir leur deuil, les familles doivent savoir si la responsabilité de la compagnie aérienne est complètement engagée. Si tel est le cas, il faudra que l’Etat français prenne les devants pour renforcer un peu plus les dispositions du droit international en la matière.

Car rien ne justifie, et surtout pas la situation financière des voyageurs, que la sécurité de ces derniers soit exposée.  Les avions « poubelles » doivent disparaître du ciel pour que plus jamais les mêmes causes puissent provoquer un tel drame.

Tribune du Sud, LCM : menace sur la diversité de la presse

Mercredi 1 juillet 2009

La mort d’un journal n’est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. C’est pour cette raison que je déplore la disparition prématurée de La tribune du sud dont nous avions pu apprécier, l’espace de quelques semaines, l’originalité de la ligne éditoriale.

A cette mauvaise nouvelle s’en ajoute une deuxième : les difficultés rencontrées par la chaîne de télévision locale, LCM. Pour la petite chaîne qui monte (c’est ainsi que les journalistes la nomme), l’avenir s’annonce sombre : est-ce à croire que cet espace de liberté est lui aussi menacé ? Nous pouvons le redouter.

Il est important que les acteurs économiques et politiques réfléchissent aux meilleurs moyens de soutenir des médias indispensables au débat démocratique. On dit des relations entre journaux et pouvoirs qu’elles sont souvent frappées d’ambiguïté. Il faut sortir de ce schéma caricatural : le soutien à la presse par les pouvoirs concernés se doit d’être totalement désintéressé car il relève d’une autre urgence, celui du débat démocratique, de l’enrichissement lié aux échanges, aux confrontations.

Tous les acteurs politiques auront de plus en plus à s’interroger sur la nécessité de soutenir une presse libre et indépendante des pouvoirs, quels qu’ils soient.

LGV Méditerranée, le bon sens a prévalu

Mardi 30 juin 2009

Il y a quelques semaines, le mensuel Objectif Méditerranée m’avait interrogé sur la pertinence du tracé sud de la LGV Méditerranée. Voici ce que j’avais répondu :

« Je suis un partisan convaincu du tracé des métropoles. Cela me paraît relever de l’évidence. Le train à grande vitesse, dans les grandes métropoles européennes, c’est toujours le choix du passage en centre-ville, autour de grandes gares pôles d’échanges entre divers modes de transport et autour de grands projets d’urbanisme. C’est ce qu’on voit partout en Europe et le choix qui a toujours été fait en France pour les grands centres urbains.

Beaucoup d’informations incomplètes ou erronées ont circulé. Je pense que maintenant les choses sont claires. De différence de temps sur les directs Paris-Marseille, il n’y en a quasiment pas, mais en revanche la solution des métropoles fait gagner du temps, des passagers (deux millions par an) et rend ainsi la ligne beaucoup plus rentable. Le bonus pour le scénario métropoles serait de 2,5 milliards d’euros sur 20 ans.

Il est facile de comprendre que la solution des métropoles permet de dynamiser le transport interurbain, car en libérant la ligne classique, celle où le TGV ne circule pas, on va vraiment lui donner du souffle. 25 % de trafic supplémentaire sur Marseille-Aubagne-Toulon à l’ouverture de la ligne, ce n’est pas rien ! On aura ainsi une infrastructure permettant de valoriser le TER. La LGV doit avoir ce double objectif : la grande vitesse et le transport régional. C’était une des conclusions du débat public, qu’on semble avoir trop perdue de vue dans les études complémentaires ».

Je suis donc satisfait de voir aujourd’hui que cette position a été retenue. Il faut ici saluer le précieux travail d’Yves Cousquer, nommé médiateur sur ce dossier par le ministre Jean-Louis Borloo. Sa remise à plat des avantages et des inconvénients des deux tracés –celui des métropoles et celui passant plus au nord- a montré que les écarts en termes de coût n’étaient pas aussi élevés qu’on pouvait le craindre.

Cet équipement est absolument vital pour renforcer la fonction métropolitaine de Marseille et en faire, au-delà de nos frontières, la capitale d’une Euroméditerranée en pleine mutation. En dessinant ainsi l’axe Barcelone, Marseille, Toulon, Nice et Gênes, nous donnons de la cohérence au développement du sud de l’Europe.

Mieux encore, au-delà des considérations économiques évidentes, nous faisons ainsi le pari de diminuer plus encore le trafic autoroutier. En 2020, nous éprouverons ainsi le vrai bonheur de rallier Nice en une heure sans encombrer des routes déjà saturées.

Tous les acteurs économiques et politiques doivent se mobiliser pour faire de ce projet une réussite collective.

Européennes, les leçons d’un scrutin

Mercredi 10 juin 2009

Le grand vainqueur de ces élections, et on peut le regretter, ce n’est pas l’Europe mais l’abstention.

Il est paradoxal que cette abstention augmente à chaque scrutin européen alors que les décisions européennes pèsent de plus en plus sur nos politiques nationales.

Au niveau des résultats, avec plus de 16 %, le PS est 4 points en dessous de sa moyenne européenne. Il est, à n’en pas douter, victime de son image liée à ses divisions internes et n’a pas su mobiliser nos concitoyens sur ses propositions en matière d’environnement et de développement durable et de projet européen.

La liste Europe écologie a probablement su le faire, ce qui lui permet de talonner le Parti socialiste au niveau national et de le dépasser, ici, dans le grand sud est et dans d’autres régions.

Par contre l’union des droites, avec 28 %, est largement devancée par l’addition des listes de gauche et des écologistes, qui toutes contestent la politique du gouvernement.

Le Parti socialiste doit très vite tirer les leçons de ce scrutin, il ne peut continuer comme avant, à savoir réussir dans la gestion des grandes collectivité locales et échouer lors des échéances nationales.

Il a maintenant l’obligation d’entendre le message des Français et leur proposer un projet clair et audible, refaire son unité et travailler à l’avenir avec l’ensemble des forces qui refusent la politique du gouvernement, et notamment les écologistes.