Archive pour la catégorie ‘Général’

Réécouter l’émission d’Eugène Caselli sur France 3 Méditerranée

Mardi 12 avril 2011

Le Président de Marseille Provence Métropole était l’invité de l’émission politique de France 3 Méditerranée, ce samedi 9 avril à 11h30. Si vous étiez à la plage ou en train de jardiner, il n’est jamais trop tard pour cliquer ici et la réécouter.

Eugène Caselli sur France 3 Méditerranée ce samedi 9 avril à 11h30

Vendredi 8 avril 2011

Ce samedi 9 avril, à 11h30, Eugène Caselli sera l’invité de l’émission « La voix est libre » sur France 3 Méditerranée. Ce sera l’occasion pour lui de revenir sur les grands sujets d’actualité du moment.

L’émission ne sera pas uniquement consacrée à un entretien sur plateau. Une équipe de journalistes a suivi le président de la communauté urbaine dans son travail quotidien. Eugène Caselli insistera sur sa volonté de créer un pôle métropolitain adapté à l’ambition de l’agglomération et prenant en compte toutes les identités territoriales du département. Une émission à ne pas manquer.

Une révolution nucléaire ?

Mercredi 16 mars 2011

L’accident nucléaire de Fukushima n’est pas une catastrophe comme les autres. Elle survient dans un pays qui avait fait de la sécurité en matière nucléaire sa marque de fabrique, message martelé pour rassurer un pays confronté déjà -hélas- au poison des radiations pendant la seconde guerre mondiale.

Le Japon avait tout prévu, sauf qu’il existait autre chose au-delà du pire.

Certes, ce pays est aussi connu pour la puissance et la fréquence de ses colères sismiques. Mais les tremblements de terre ne suffisent désormais plus à la démonstration de force de la nature sur l’homme, les tsunamis l’accompagnent et forment ainsi un couple encore plus meurtrier.

C’est en cela que cet événement dramatique est majeur. Il impliquerait qu’en matière nucléaire, les certitudes ne tiennent plus, que la nature, dans son déchaînement, réduit les progrès techniques à ce qu’ils sont : une illusion de notre toute-puissance.

Dans cette optique, doit-on aujourd’hui rouvrir le dossier du nucléaire en France ? Je le crois, mais de façon sereine, en évitant toute démagogie.

Notre société n’est pas dupe : elle sait que le risque zéro n’est qu’un slogan sorti d’une agence de communication. Elle ne souhaite pas, en revanche, que l’on joue aux apprentis sorciers là où les certitudes ne sont pas scientifiquement établies.

Dans son terrible malheur, le Japon nous apprend que notre modèle de développement énergétique n’est peut-être plus adapté aux risques potentiels liés aux changements climatiques.

Mettons-nous autour de la table : envisageons les scénarios possibles d’une vie sans nucléaire. Est-ce possible ? Ne réagit-on pas sur le coup de l’émotion ? Nos sociétés en demandent-elles trop en matière énergétique ? Comment sortir de cette forte dépendance et en combien de temps, sans bousculer nos économies déjà fragiles ?

Ce début du siècle est décidément celui des évolutions.

Nous faisons le constat que notre modèle de développement n’est plus totalement adapté à la marche du monde.

Au Japon, c’est une révolution involontaire qui explose : elle interroge le progrès et ses limites. A nous tous de faire preuve d’une intelligence collective, celle qui consiste à savoir reconnaître que l’on a pu se tromper.

Il nous faut trouver les solutions qui permettront, au moins à la génération suivante, de vivre dans un monde où les énergies renouvelables ont définitivement conquis la planète.

Serein et déterminé

Mercredi 9 février 2011

En janvier 2010, m’adressant à l’ensemble du personnel de Marseille Provence Métropole, j’avais dit à propos de l’enquête judiciaire en cours que nous n’avions rien à cacher et que nous accéderions à toutes les demandes qui nous seraient faites par la justice.

Je n’ai bien sûr pas varié là-dessus. M’adressant de nouveau au personnel de la communauté urbaine le 22 janvier dernier, j’ai répété que la justice suivait son cours et devait continuer à pouvoir le faire sans que rien ni personne n’y fasse obstacle. Je précisais encore que les investigations en cours ou à venir ne m’inquiétaient, ni pour moi-même, ni pour aucune des décisions que j’avais prises en conscience afin d’assurer le bon fonctionnement de notre collectivité.

Dans le cas de l’enquête en cours, j’ai été entendu la semaine dernière sous le régime de la garde à vue. Même si j’ai été traité avec la plus grande courtoisie, vous comprendrez qu’il s’agit d’une épreuve à la fois pénible et intense. Néanmoins les questions posées pendant ces longues heures m’ont permis de répondre en détail aux questions et d’expliquer ma vision du déroulement des faits examinés.

La teneur de ces auditions, et l’issue qu’elles ont connue, ont aussi conforté la conviction qui est la mienne que toutes les décisions que j’ai prises ont été inspirées par la volonté de préserver l’institution, de la maintenir toujours en situation de remplir ses obligations et d’exercer pleinement ses compétences, sans frein, ni entrave, ni interférences d’aucune sorte.

Serein et déterminé, je reste, bien entendu, à la disposition de la justice.

Dans la période disons… un peu mouvementée que nous connaissons, je veux exprimer ma gratitude à toutes celles et tous ceux d’entre vous, simples citoyens ou Elus, qui m’ont témoigné leur estime et assuré de leur soutien fondé sur une confiance mutuelle et réciproque. Soyez assurés que je ne ferai rien pour perdre cette confiance qui m’engage et m’honore à la fois.

La LGV Paca ne doit pas être un enjeu politicien

Jeudi 27 janvier 2011

Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé de la LGV Paca, qui doit relier Paris à Nice et désenclaver ainsi le département des Alpes-Maritimes. Cette LGV présente un intérêt majeur, celui de conforter définitivement l’arc latin à l’horizon 2030, reliant l’Espagne, la France et l’Italie et renforçant ainsi la capacité de développement économique du sud de l’Europe.

Récemment, une rencontre avait lieu sur le sujet dans le bureau du préfet de région, Hugues Parant. Son prédécesseur, Michel Sappin, avait laissé entendre que la LGV aura bien du mal à être financée. Son coût est en effet important, estimé entre 7 et 15 milliards d’euros, mais jamais un représentant de l’Etat n’avait exprimé des doutes aussi forts sur sa réalisation.

Une telle déclaration avait suscité un réel émoi auprès des élus. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, abordant la question, avait assuré qu’il recherchait des solutions de financement du côté de la commission européenne, confirmant ainsi les difficultés de financement de cet équipement majeur.

Dernier coup de théâtre : l’exigence exprimée par Christian Estrosi, maire de Nice, président de la communauté d’agglomération Nice Cote d’Azur et, surtout, ancien ministre, assurant que si l’Etat ne prenait pas en compte le tronçon Nice-Vintimille dans le projet global, il se retirerait du financement de la ligne, entraînant avec lui son fidèle ami Eric Ciotti, président UMP du CG des Alpes-Maritimes.

Je n’ai spécifiquement rien contre ce prolongement de la ligne. Je le trouve même très largement justifié en termes d’aménagement intelligent du territoire. Mais je n’ai pas apprécié la manière pour le moins cavalière d’agir de Christian Estrosi à l’égard de l’Etat.

Je sais depuis que Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre entre autres des Transports, a depuis accédé à la demande de son ancien collègue du gouvernement. Mais on ne peut, dans un pays où la continuité de la décision publique doit être sanctuarisée, faire de la pression une manière d’agir sur des dossiers de l’importance de la LGV Paca.

Quant au fond, je m’en tiens pour l’heure aux informations bien étayées fournies par le préfet. Les études sont en cours, l’enquête publique sera lancée en 2014 et le projet n’est pas, en l’état, remis en cause. C’est là l’essentiel.

L’espérance tunisienne

Mardi 18 janvier 2011

L’avenir de notre métropole est étroitement dépendant de la réussite de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Lancé en juillet 2008 par le président de la République, le processus est certes brinquebalant mais il serait injuste d’en accuser opportunément le seul hôte de l’Elysée.

Fernand Braudel a merveilleusement décrit la complexité de cette espace géopolitique aux contours incertains. La seule certitude, en la matière, reste que notre avenir commun se joue entre le nord et le sud de cette mer fermée sur elle-même mais ouverte sur d’intangibles promesses.

Aujourd’hui, la révolte de la rue tunisienne offre un espoir inattendu de mûrissement du projet démocratique de l’UPM. Beaucoup ont cru que cette construction ne se ferait qu’à partir du seul levier économique. La manière dont le président Ben Ali a quitté le pouvoir, est une provocation ultime pour un peuple dont la maturité civique est une ode faite à la liberté. Oui, mille fois oui, la démocratie est le préalable absolu d’une zone de libre échange à la réciprocité irréprochable. L’UPM ne doit pas servir à engraisser des rentes de situation mais à améliorer la vie des populations.

Nous savons désormais que les dictateurs ne sont ni éclairés ni obscurs. Ils sont à combattre, sans autre calcul. Et le discours anxiogène consistant à laisser entendre qu’un surcroît démocratique ouvre la porte aux fondamentalismes religieux n’est qu’une perception à courte vue de l’histoire. Le peuple tunisien, dans ce qu’il vient de démontrer, ne peut lâcher la proie pour l’ombre. La démonstration qu’il vient d’offrir à la face du monde prendrait une tournure tragi-comique s’il troquait aujourd’hui l’autocratie liberticide contre l’obscurantisme religieux.

Sur ce qu’elle vient de montrer, la Tunisie mérite mieux qu’une telle issue.

Nous devons, à notre échelle, faire en sorte que cette révolution ne débouche pas sur un fiasco. De nombreux Tunisiens vivent sur notre sol, dans notre région. Ils ont manifesté de la joie et de l’espoir. Nous devons aider à reconstruire ce pays sur des bases saines. Car tout ce qui est bon pour la Tunisie est bon pour Marseille et son agglomération.

A l’heure où le Front national et son discours de haine se diffusent de nouveau dans les artères d’une société estomaquée par l’impuissance politique, la leçon tunisienne donne à réfléchir sur les valeurs que nous partageons ensemble, dans un espace méditerranéen en fusion, complexe mais si riche d’un avenir dont la fertilisation ne relève pas seulement de la posture incantatoire.

A l’heure où je vous écris, de nombreuses associations et organisations réalisent un travail cousu main de relations internationales pour jeter des ponts entre les deux rives et créer des mobilités enrichissantes. Ces femmes et ces hommes vivent à Marseille ou dans sa périphérie. Ils sont les bâtisseurs d’un autre monde, d’un espace que l’Europe encourage à se structurer et qui nous concerne tous. La folie des hommes, la crétinerie religieuse, le pis-aller terroriste, l’impasse conflictuelle, ne doivent pas nous détourner de l’essentiel : les peuples, dans leur immense majorité, aspirent à la paix. Les Tunisiens nous en ont apporté une preuve émouvante.

J’ai ici une pensée pour Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur de fruits et légumes de 26 ans, immolé par le feu à Sidi Bouzid, capitale agricole au cœur de la Tunisie. Il n’est pas mort pour rien. Il est le héros de la révolution tunisienne.Mo

35 heures, n’offrons pas de roses à la droite !

Mercredi 5 janvier 2011

Je ne vais pas emboîter le pas de ceux qui critiquent les déclarations de Manuel Valls sur le « déverrouillage » des 35 heures. Il s’agit certainement d’un mot malheureux et même si j’ai un grand respect pour l’homme, je pense que Manuel Valls a commis une erreur en lançant un débat dans le contexte social actuel, tendu et difficile.

Les 35 heures doivent continuer à former la base légale de la durée du temps de travail. Et ce n’est pas à Manuel Valls de lancer un débat sur lequel la droite elle-même n’affiche pas une approche unitaire.

Les 35 heures ont toujours donné de l’urticaire à la droite, considérant qu’il ne fallait pas compter son travail pour exister socialement, même pour les petits boulots jetables et mal rémunérés. Pour la droite, le travail, même le plus dur, le plus exposé physiquement, c’est la santé ! Et quatre heures de plus dans le froid, ça forge un ouvrier et ça ne mérite surtout pas une petite récompense salariale !

Lionel Jospin a eu l’audace, en 1997, de tenter l’expérience de la réduction du temps de travail. Le bilan des 35 heures est positif pour certains spécialistes, plus contrasté pour d’autres. Mais le scénario d’un retour à 39 heures de durée hebdomadaire de travail entraînerait un vrai chaos social. Car, au-delà de l’agitation politique, les entreprises et les syndicats vivent à l’heure des 35 heures et la refonte des accords de branche tendrait de nouveau les rapports sociaux à un moment où le pays a besoin de sérénité pour sortir de la crise. Les salaires augmenteraient certes de 4 heures mais ne seraient pas défiscalisées, ce qui devrait réjouir… les chefs d’entreprise. Enfin, le retour des 39 heures hebdomadaires engendrerait une hausse du chômage. Les emplois créés à l’époque seraient donc en partie détruit.

Difficile donc de manier cette délicate question des 35 heures sans risquer d’allumer une explosion sociale. Manuel Valls doit comprendre que la droite n’a plus qu’un seul allié hypothétique pour sauver les meubles en 2012 : les supposées bagarres de chefs au PS sur des sujets qui permettraient de démontrer l’obsolescence du projet socialiste et le pragmatisme triomphant mais destructeur d’acquis sociaux de la droite.

Le réalisme opposé à l’utopie, la responsabilité versus l’absence de crédibilité, le refrain est connu et nous ne devons plus nous laisser entraîner comme des petits enfants sur ce terrain. Il n’est même plus besoin d’être anti-sarkozyste, prédisposition qui ne m’a jamais habité, pour mesurer l’étendue de l’échec du sarkozysme. Donc, laissons aux Français le soin de juger de ce que le sarkozysme leur a apportés et attelons-nous à la construction d’un projet mobilisateur.

Nous devons donc nous contenter de travailler des propositions crédibles plutôt que d’alimenter la chronique médiatique sur des débats dépassés. Que ce soient les 35 heures ou un autre sujet !

Bonne année à vous tous !

Mardi 4 janvier 2011

Chers internautes,

En ce début d’année 2011, je tiens à vous adresser mes vœux les plus sincères  de santé et de bonheur, pour vous-même et vos familles.

Vous le savez, ces derniers mois ont été difficiles. La crise économique s’éternise et certains de nos concitoyens, les plus précaires, en subissent encore plus fortement les effets.

Cette réalité nous oblige à reconsidérer nos visions politiques, à adapter nos réflexions au monde d’aujourd’hui, à améliorer notre travail au quotidien, pour redonner espoir à ceux qui ne croient plus à l’avenir, et par là à l’action politique.

Pour cela, la collectivité que j’ai l’honneur de diriger doit faire preuve d’encore plus d’efficacité, encore plus d’écoute, encore plus de transparence et de démocratie.

Marseille Provence Métropole doit s’atteler à atteindre deux objectifs :

-         améliorer par l’aboutissement de ses grands projets le cadre de vie de nos concitoyens en matière de transports, de propreté, d’environnement, de logement  et de développement économique.

-         Faire de l’agglomération Marseillaise une métropole d’avenir. En effet malgré ses faiblesses, Marseille reste incontournable, Marseille produit de la richesse, attire les investisseurs, les croisiéristes, les entreprises, et son potentiel est encore en partie inexploité.

-         Plus que jamais, je crois à la puissance de nos atouts métropolitains, mais pour parvenir au but, la mobilisation de toutes les volontés politiques, économiques et sociales sont nécessaires.

-         Cette mobilisation des compétences au service de la Métropole sera l’un des grands challenges à relever en 2011.

Bonne Année à toutes et tous.

Une autre gestion des retraites est possible

Mardi 18 mai 2010

Aujourd’hui, les enfants qui naissent vivront certainement au-delà de 80 ans. C’est le résultat d’une politique familiale conquérante que la gauche a souvent structurée, au contraire d’une droite si prompte à fustiger l’assistanat là où les politiques publiques s’appuient au contraire sur les ressorts audacieux de la solidarité.

Mais ce gain permanent sur l’espérance de vie n’est pas toujours synonyme d’épanouissement pour ceux qui en bénéficient. La dépendance et l’indifférence sociale accompagnent trop souvent la fin de vie de nos aînés. Cet enjeu de société est au cœur des débats sur les retraites.

Je considère qu’il est absolument nécessaire de préserver la puissance de notre système de répartition. Il serait inadmissible que le gouvernement contribue ainsi à l’appauvrissement des retraités en les enfermant dans un « minimum vieillesse » de quelques centaines d’euros par mois.

A l’évidence, le gouvernement souhaite passer en force, cet été, en pleine Coupe du Monde, quand les esprits sont tournés vers de légitimes aspirations aux vacances et à la détente. Il veut prendre de vitesse les organisations syndicales, en leur posant des ultimatums, alors que cette réforme impose de prendre du temps. Il s’appuie sur les analyses justes du Conseil d’orientation des retraites (COR), concluant à la nécessité d’un allongement de la durée des cotisations, sans pour autant faire le pari d’une sortie par le haut en explorant des pistes moins statistiques. La politique s’anoblit à trouver des alternatives ailleurs que dans les seules et trop froides conclusions des études.

Il est temps de renoncer clairement et franchement au bouclier fiscal. En période de crise, les riches seraient-ils si arcboutés sur leurs privilèges ? Ont-ils réellement besoin des chèques de milliers d’euros que leur signe l’administration fiscale ?

Les réponses au défi des retraites ne manquent pas : élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, cotisations sur les stocks options et autres rémunérations non assujetties, disparition des privilèges fiscaux dont le chantier, souvent annoncé par le gouvernement, n’entre jamais dans une phase concrète…

Il ne faudra pas céder sur un nombre de principes. Le plus emblématique est le maintien des 60 ans, tout en offrant la possibilité de travailler plus à ceux qui le souhaitent. L’allongement de la durée de cotisation peut être une solution mais elle doit rester homéopathique et ne pas atteindre les sommets (63 ans, 67 ans !) entrevus dans certains pays peu soucieux du bien-être de leurs concitoyens. Enfin, comment ne pas mettre en place des mesures robustes pour favoriser l’emploi des séniors en encourageant le temps partiel en fin de carrière et en rendant obligatoire la formation professionnelle pour les plus de 45 ans, comme cela se pratique dans certains pays scandinaves. Les pistes sont nombreuses et il faut les explorer.

Les prochains jours, les progressistes devront être vigilants pour éviter que cette réforme nécessaire renforce une injustice sociale dont la droite est un actif propagateur.

L’OM au sommet, les casseurs au piquet

Lundi 17 mai 2010

Comme tous les Marseillais et bien au-delà, je me réjouis de la formidable saison réalisée par l’Olympique de Marseille. Que d’émotions ! Que de formidables sensations !

Lorsque l’on connaît la place qu’occupe l’OM dans le cœur des Marseillais, on ne peut que se réjouir de ce parcours quasi-parfait. Cette réussite est d’abord celle d’un homme, aujourd’hui malheureusement décédé. Sans la ténacité de Robert Louis-Dreyfus, sans son entêtement dans l’adversité à garder le bon cap pour faire de l’OM ce qu’il est aujourd’hui, jamais une telle apothéose aurait été possible. Son épouse, Marguarita Louis-Dreyfus, a décidé de reprendre le flambeau avec talent. Elle appartient désormais à la grande famille marseillaise.

Ce succès, nous le devons aussi au fin stratège qu’est Didier Deschamps. L’homme, simple et humble, deux caractéristiques essentielles de l’intelligence à mes yeux, dispose d’une science footballistique forgée auprès des meilleurs clubs, et notamment à la Juventus de Turin. Formidable compétiteur, il a su imposer un cadre aux joueurs, relancer certains d’entre eux et opérer des choix tactiques judicieux. Le succès de l’OM doit beaucoup à l’homme qui a déjà tout gagné.

La fête de dimanche fut longtemps belle. Elle s’est malheureusement mal terminée. Il faut garder de cette journée son souvenir le plus festif, ne pas laisser aux casseurs le plaisir d’avoir atteint leur objectif, celui de faire parler d’eux gratuitement, sans mobile, sans explication. Mais les trop nombreux débordements en centre-ville de Marseille à la suite d’évènements sportifs heureux ou malheureux doivent nous pousser à une grande concertation entre tous les élus et les autorités préfectorales.

Nous devons réfléchir aux outils à mettre en place, tant éducatifs que répressifs, pour que la fête populaire ne soit pas le prétexte d’une expression de haine et de bêtise. En ma qualité de président d’une collectivité importante, j’essaierai de faire en sorte qu’un tel débat ait lieu dans les plus brefs délais.