J’ai décidé de m’attaquer à un gros dossier : la propreté de Marseille. Ce fut l’un des axes forts de la campagne menée par Jean-Noël Guérini lors des dernières élections municipales. Après une période d’observation et de concertation à travers les comités de suivis que nous avons généralisés, le constat n’a pas changé, même si un léger mieux est visible et qu’il serait malvenu de ne pas le signaler tant cette réalité relève à la fois des efforts de l’ancienne équipe dirigeante de Marseille Provence Métropole conjugués à ceux de la majorité que je préside et du travail du personnel de la propreté urbaine.
J’ai décidé de m’attaquer à ce dossier parce que Marseille ne peut pas prétendre entretenir une ambition métropolitaine sans franchir un cap sur la propreté, parce que Marseille ne peut pas se glisser dans le costume de capitale européenne de la culture en 2013, sans être fière de ses rues. Le premier acte vers cet objectif consiste à mettre en place une police de la propreté. Forte de ses 31 patrouilleurs assermentés et de ses 10 conseillers, cette brigade disposera des pouvoirs de police nécessaires pour verbaliser les plus inciviques d’entre nous.
Je suis un homme de dialogue, un homme ouvert à l’autre. En tant qu’homme de gauche, j’ai toujours su privilégier la prévention à la répression car cette dernière est toujours révélatrice d’un échec. Mais je ne suis ni naïf, ni angélique : je suis fermement convaincu que la prévention ne vaut que si la répression s’applique sans trembler.
Une communauté urbaine mobilisée
Je n’invente rien : à Paris, Bertrand Delanöe mène une lutte sans merci contre ceux qui salissent les trottoirs de déjections canines et gèrent leurs ordures à l’emporte pièce. En la matière, Marseille est-elle incapable d’être aussi efficace que Paris ?
Un autre élément me pousse à vouloir agir sans hésitation : TOUS les Marseillais attendent que l’on agisse fermement sur ce terrain ! Je dis bien TOUS les Marseillais : la grande majorité de la population, bien entendu, mais aussi les agents de MPM de la collecte et du nettoiement. J’ai passé des heures avec eux ; ils souffrent de l’image dévalorisée que leur renvoie une réputation bâtie à coups de raccourcis et ont envie de la faire mentir.
Ce sont les agents de MPM et le civisme de nos citoyens qui feront de Marseille une ville plus propre, plus agréable à vivre. Cette réussite sera leur réussite. Personne ne leur volera cette proche réussite. Je m’engage auprès d’eux à le rappeler lors de toutes mes interventions. C’est l’institution MPM qui va relever ce défi.
Je sens bien, à travers la lecture des journaux, que certains sont tentés de s’approprier ce chantier que nous lançons. Je fais confiance à la sagacité des Marseillais. Ils savent généralement reconnaître les mérites comme les défauts des uns et des autres. Je le sais : la propreté a été, est et sera un enjeu politique important à Marseille. Parce qu’elle relève de la qualité de notre gestion de l’espace public. Et sans gestion qualitative de l’espace public, la politique perd de sa capacité d’intervention. La police de la propreté est la première étape d’un cercle vertueux qu’une grande majorité de Marseille désire et qui se poursuivra par la mise en place d’une organisation plus efficiente de la collecte et du nettoiement.
Dès aujourd’hui, je vous invite vivement à faire de Marseille une ville fière de ses rues. A respecter les règles communes qui fondent notre vivre ensemble et notre ville ensemble. Je reviendrai régulièrement vers vous pour faire le point sur la marche en avant de ce dossier essentiel à mes yeux. Et je compte sur vous pour me proposer des solutions qui pourraient nous être utiles.
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Mise en place de la police de la propreté à Marseille.
Revue de Presse :
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