Archive pour la catégorie ‘Economie’

Le système bancaire est-il plus important que l’avenir de la planète ?

Mardi 22 décembre 2009

Disons-le franchement : au-delà de l’échec de Copenhague, ce sont les conditions de son déroulement qui ont heurté. Longtemps, on a cru que les discussions byzantines n’étaient réservées qu’aux grandes messes altermondialistes, où chaque virgule est le fruit d’un inextricable dosage diplomatique. Les altermondialistes ne sont plus seuls.

L’impératif de sauver la planète a été relégué au second plan à la conférence de Copenhague, les grands Etats se retranchant derrière de tout petits calculs à très court terme. Il fallait donner une vision claire, solidement ancrée dans un calendrier, de la réponse de la planète à une menace de réchauffement climatique unanimement identifiée. Rien de cela, qu’un simple communiqué aux airs d’exercice de style. Pas même une photo officielle, histoire de sauver les apparences…

Visiblement, les grands de ce monde savent agir avec plus de célérité lorsqu’il s’agit de sauver les banques et un système économique menacé d’implosion. La piètre image offerte à Copenhague est révélatrice d’une hiérarchie des valeurs à repenser.

Certains citoyens du monde éprouvent déjà dans le quotidien la souffrance du réchauffement climatique. Certaines îles s’apprêtent à disparaître après le naufrage de Copenhague. L’égoïsme des Etats a, une nouvelle fois, démontré qu’aucune menace sérieuse ne peut remettre en cause les certitudes butées. Aux citoyens, aux collectivités locales, d’agir pour pallier l’inconscience de certains.

Taxe sur les ordures ménagères : le coût de l’incinérateur rend la hausse inévitable

Mardi 6 octobre 2009

Le 2 octobre dernier, lors de l’assemblée communautaire, j’ai tenu à préciser les raisons qui poussent Marseille Provence Métropole à augmenter la taxe sur les ordures ménagères. Je soumets à votre sagacité le discours que j’ai prononcé qui, je l’espère, répondra point par point à vos interrogations.

« La hausse de la taxe sur les ordures ménagères provient d’une double contrainte :

Premièrement, d’ici 2014, nous avons l’obligation légale d’harmoniser les taux de base dans l’ensemble des communes hors de Marseille, ce qu’il a été décidé de faire par paliers.

Deuxièmement, il nous faut maintenant assumer le coût du centre de traitement des déchets qui entrera en service en avril 2010.

La hausse de la TEOM n’est donc pas destinée à financer la collecte des ordures ménagères ou la propreté de nos rues. Son produit servira uniquement à payer le coût du traitement des déchets qui va tripler dans les cinq ans à venir.

Ce dernier va passer de 25 millions d’euros par an aujourd’hui, avec la décharge d’Entressen qui va fermer sur décision préfectorale en mars 2010, à 43 millions d’euros avec la mise en service de l’usine de Fos, puis à 67 millions en 2012, et à 75 millions au final.

Ces chiffres n’intègrent pas le surcoût réclamé, de 107 millions d’euros, dont nous attendrons qu’une décision de justice fixe le montant légitime.

Nous savons tous que, sans ressources nouvelles, la communauté urbaine ne peut faire face à ce surcroît de dépenses qui affecte son budget de fonctionnement.

Depuis mon élection à la présidence de MPM,  je n’ai cessé de mettre les chiffres sur la table, à la disposition et à l’appréciation de tous les maires et des élus de tous les groupes. Nous avons décidé à une quasi unanimité, en février 2009, d’assurer ensemble la poursuite de l’usine de traitement multifilières et d’en assumer le coût, et au moment de notre délibération, ce coût était déjà connu.

J’ai récemment consulté l’ensemble des maires, et bien entendu le maire de Marseille, qui ont bien compris l’obligation dans laquelle se trouvait notre collectivité d’utiliser le levier fiscal de la TEOM pour faire face à ses contraintes budgétaires.

Mais d’une manière générale, le problème du traitement des déchets se pose à l’ensemble des collectivités de notre pays, et il se pose avec acuité. Nous en avons la preuve avec l’ensemble des déchets des Alpes Maritimes qui est acheminé dans les décharges des départements circonvoisins, et notamment, 90 000 tonnes par an sont mises en décharge sur le site de la commune de Septèmes, parce que ce département n’est pas en capacité de traiter ses déchets.

Dans ce contexte, l’un des grands défis qu’il nous faudra relever demain est celui de la réduction des déchets à la source.

Il faut savoir que l’on ne pourra pas mener une politique de développement durable sérieuse sans trier et valoriser mieux qu’on ne le fait aujourd’hui.

Voilà pourquoi je proposerai rapidement à l’assemblée la création d’une commission de travail chargée d’étudier de quelle façon on peut progresser dans cette voie.

Cette commission composée de personnalités qualifiées et d’élus de l’ensemble des sensibilités représentées à l’assemblée, devra me faire des propositions en ce sens dans le courant 2010.

Il s’agit de répondre à un défi lancé à l’ensemble de nos sociétés doivent savoir que dans les années qui viennent, il leur faudra fournir un effort considérable sur toute la chaîne de production et de diffusion des marchandises, dans tous les foyers et toutes les collectivités.

Ne nous cachons pas que, si cet effort de grande ampleur a vocation à générer de l’activité et de l’emploi dans quantité de nouveaux métiers et techniques de pointe, il aura également un coût financier qu’il nous faudra prendre en compte avec responsabilité.

Je vous remercie.”


Une rénovation en actes

Mardi 15 septembre 2009

Chers amis,

Le Parti socialiste est entré dans une phase résolue de rénovation. Ces dernières années, nous avons abusé de ce terme. Aujourd’hui, je suis convaincu que le processus mis en place par Martine Aubry lors du dernier conseil national ira à son terme.

Mon optimisme ne se nourrit pas aux sources d’une quelconque méthode Coué. Car cette rénovation n’est pas seulement une nécessité vitale pour l’avenir du PS. Elle entre en résonance avec les attentes des Français. Selon le sondage de Viavoice paru dans l’édition du 14 septembre de Libération, 58 % des Français jugent négatif le bilan de Nicolas Sarkozy. Les Français sont intelligents : ils ne reprochent pas au Président de la République d’être responsable de la crise. Ils estiment, à juste titre, que son agitation, que l’UMP vante ou vend comme du volontarisme, ne produit pas grand chose à la sortie : aucune parcelle de ciel bleu dans leur quotidien, rien de positif qui laisserait à supposer que l’hyperprésidentialisme va dans la bonne direction.

Cette rentrée voit le retour des bonus, des stock-options alors que le chômage atteint des sommets. Mais, au-delà du contexte international, les promesses de Nicolas Sarkozy ont le goût saumâtre de la désillusion. Souvenez-vous : « Travailler plus pour gagner plus ». Souvenez-vous encore : « le bouclier fiscal » pour plus de justice fiscale. Autant de formules que les militants UMP s’évertuent à mettre sous le boisseau. Toute la réalité du quotidien est loin des engagements pris.

La nouvelle suppression des 13 500 enseignants dans l’Education nationale en est une illustration éloquente. Parmi eux, la disparition des 1 500 enseignants destinés aux élèves les plus en difficulté, ceux que l’on appelle les Rased, caractérise un peu plus encore l’idéologie droitière : saper les fondements de la société, confondre assistanat et aide aux plus démunis, laisser supposer que le social ne sert à rien, qu’il est improductif…

Même tromperie sur la taxe carbone, inadaptée, mal conçue… La préparation du Grenelle de l’Environnement a été saluée par tous, le PS compris. Mais le résultat final montre une nouvelle fois que l’Elysée cultive la mauvaise manie de passer à côté des grands rendez-vous avec l’histoire. Rien n’est fait dans ce nouveau dispositif fiscal pour saluer ceux qui opposent une démarche vertueuse aux risques liés au réchauffement climatique ! De plus, cette nouvelle taxe est injuste sur un plan social.

Tous ces éléments nous poussent à accélérer le mouvement de rénovation du PS. Car il faut se préparer à l’alternance, il faut gommer les erreurs du passé, faire du PS un mouvement collectif, dont l’addition des compétences, des intelligences doit enfanter un nouveau projet pour la France !

La rénovation, de fond en comble, mais aussi les primaires ouvertes !

Quel courage d’offrir à tous les Français de gauche la possibilité de choisir celle ou celui qui sera en capacité d’incarner leurs espoirs en 2012 !

Le PS a mis du temps avant de comprendre qu’il devait changer d’ère. Sa mutation interne ne tardera pas à prendre un visage souriant. Car l’émulation collective, au-delà des divergences, offre les meilleures conditions d’un débat de fond.

Notre projet existe, nos idées répondent aux attentes des Français. Encore fallait-il qu’un vent nouveau souffle de l’intérieur pour que nous soyons en mesure d’en donner la meilleure lisibilité.

Depuis l’université d’été de La Rochelle, le PS a engagé sa transformation. Dimanche dernier, le socialiste Jean-Pierre Pérez a mis fin à 26 années de gestion UMP à Carcassonne. Ce n’est qu’un début…

Tribune du Sud, LCM : menace sur la diversité de la presse

Mercredi 1 juillet 2009

La mort d’un journal n’est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. C’est pour cette raison que je déplore la disparition prématurée de La tribune du sud dont nous avions pu apprécier, l’espace de quelques semaines, l’originalité de la ligne éditoriale.

A cette mauvaise nouvelle s’en ajoute une deuxième : les difficultés rencontrées par la chaîne de télévision locale, LCM. Pour la petite chaîne qui monte (c’est ainsi que les journalistes la nomme), l’avenir s’annonce sombre : est-ce à croire que cet espace de liberté est lui aussi menacé ? Nous pouvons le redouter.

Il est important que les acteurs économiques et politiques réfléchissent aux meilleurs moyens de soutenir des médias indispensables au débat démocratique. On dit des relations entre journaux et pouvoirs qu’elles sont souvent frappées d’ambiguïté. Il faut sortir de ce schéma caricatural : le soutien à la presse par les pouvoirs concernés se doit d’être totalement désintéressé car il relève d’une autre urgence, celui du débat démocratique, de l’enrichissement lié aux échanges, aux confrontations.

Tous les acteurs politiques auront de plus en plus à s’interroger sur la nécessité de soutenir une presse libre et indépendante des pouvoirs, quels qu’ils soient.

LGV Méditerranée, le bon sens a prévalu

Mardi 30 juin 2009

Il y a quelques semaines, le mensuel Objectif Méditerranée m’avait interrogé sur la pertinence du tracé sud de la LGV Méditerranée. Voici ce que j’avais répondu :

« Je suis un partisan convaincu du tracé des métropoles. Cela me paraît relever de l’évidence. Le train à grande vitesse, dans les grandes métropoles européennes, c’est toujours le choix du passage en centre-ville, autour de grandes gares pôles d’échanges entre divers modes de transport et autour de grands projets d’urbanisme. C’est ce qu’on voit partout en Europe et le choix qui a toujours été fait en France pour les grands centres urbains.

Beaucoup d’informations incomplètes ou erronées ont circulé. Je pense que maintenant les choses sont claires. De différence de temps sur les directs Paris-Marseille, il n’y en a quasiment pas, mais en revanche la solution des métropoles fait gagner du temps, des passagers (deux millions par an) et rend ainsi la ligne beaucoup plus rentable. Le bonus pour le scénario métropoles serait de 2,5 milliards d’euros sur 20 ans.

Il est facile de comprendre que la solution des métropoles permet de dynamiser le transport interurbain, car en libérant la ligne classique, celle où le TGV ne circule pas, on va vraiment lui donner du souffle. 25 % de trafic supplémentaire sur Marseille-Aubagne-Toulon à l’ouverture de la ligne, ce n’est pas rien ! On aura ainsi une infrastructure permettant de valoriser le TER. La LGV doit avoir ce double objectif : la grande vitesse et le transport régional. C’était une des conclusions du débat public, qu’on semble avoir trop perdue de vue dans les études complémentaires ».

Je suis donc satisfait de voir aujourd’hui que cette position a été retenue. Il faut ici saluer le précieux travail d’Yves Cousquer, nommé médiateur sur ce dossier par le ministre Jean-Louis Borloo. Sa remise à plat des avantages et des inconvénients des deux tracés –celui des métropoles et celui passant plus au nord- a montré que les écarts en termes de coût n’étaient pas aussi élevés qu’on pouvait le craindre.

Cet équipement est absolument vital pour renforcer la fonction métropolitaine de Marseille et en faire, au-delà de nos frontières, la capitale d’une Euroméditerranée en pleine mutation. En dessinant ainsi l’axe Barcelone, Marseille, Toulon, Nice et Gênes, nous donnons de la cohérence au développement du sud de l’Europe.

Mieux encore, au-delà des considérations économiques évidentes, nous faisons ainsi le pari de diminuer plus encore le trafic autoroutier. En 2020, nous éprouverons ainsi le vrai bonheur de rallier Nice en une heure sans encombrer des routes déjà saturées.

Tous les acteurs économiques et politiques doivent se mobiliser pour faire de ce projet une réussite collective.

Européennes, les leçons d’un scrutin

Mercredi 10 juin 2009

Le grand vainqueur de ces élections, et on peut le regretter, ce n’est pas l’Europe mais l’abstention.

Il est paradoxal que cette abstention augmente à chaque scrutin européen alors que les décisions européennes pèsent de plus en plus sur nos politiques nationales.

Au niveau des résultats, avec plus de 16 %, le PS est 4 points en dessous de sa moyenne européenne. Il est, à n’en pas douter, victime de son image liée à ses divisions internes et n’a pas su mobiliser nos concitoyens sur ses propositions en matière d’environnement et de développement durable et de projet européen.

La liste Europe écologie a probablement su le faire, ce qui lui permet de talonner le Parti socialiste au niveau national et de le dépasser, ici, dans le grand sud est et dans d’autres régions.

Par contre l’union des droites, avec 28 %, est largement devancée par l’addition des listes de gauche et des écologistes, qui toutes contestent la politique du gouvernement.

Le Parti socialiste doit très vite tirer les leçons de ce scrutin, il ne peut continuer comme avant, à savoir réussir dans la gestion des grandes collectivité locales et échouer lors des échéances nationales.

Il a maintenant l’obligation d’entendre le message des Français et leur proposer un projet clair et audible, refaire son unité et travailler à l’avenir avec l’ensemble des forces qui refusent la politique du gouvernement, et notamment les écologistes.

Grand Marseille et petites polémiques

Mercredi 27 mai 2009

Ces derniers jours, il a souvent été question du Grand Marseille. Certains acteurs politiques, cherchant sans doute la lumière médiatique, cherchent à s’approprier la paternité du Grand Marseille à venir. A les entendre, de Toulon à Lyon, d’Arles à Avignon, d’Aix à Fos-sur-Mer, Marseille aurait ainsi mangé tous les territoires environnants. Comme si l’opinion des élus et des habitants de ces territoires ne comptait pour rien.

La méthode, en elle-même, ne correspond pas à ma façon d’agir. Sans aller jusqu’à un traditionalisme forcément suranné, je comprends l’attachement à la terre et aux cultures locales.

La France est un pays de diversité. S’il existe à l’évidence un mitage des territoires, ces derniers ne doivent pas, sous la seule impulsion politicienne, passer à la trappe.

A ma place, en tant que président de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, je n’agirai jamais sur un coup de tête ou parce que l’actualité se prête à du bavardage médiatique. La commission Balladur a eu le grand avantage d’ouvrir le débat sur les fusions des intercommunalités. Ce débat, nous l’aurons, à l’échelle de notre territoire, avec toutes les collectivités qui en auront exprimé l’envie.

En ce qui me concerne, je suis persuadé que l’avenir sera métropolitain ; c’est une nécessité historique. Mais il faut se garder des passages en force, des oukases ou des complexes de supériorité.

A l’évidence, comme je l’ai rappelé à l’occasion de nombreux interviews, Marseille a un train de retard en matière d’intercommunalité.

Il faut bien reconnaître que Lyon ou encore Lille sont plus avancés que nous. Mais nous ne devons pas commettre d’erreur de communication par des annonces brutales, et, seule une concertation constructive permettra de définir les contours d’une grande métropole autour de Marseille à la hauteur que lui impose son positionnement géostratégique dans la Méditerranée.

Dans l’immédiat, nos partenaires sont avant tout les agglos de l’Ouest Provence autour de Fos-sur-Mer devenu aujourd’hui le Grand Port de Marseille, l’Agglopole, autour de Berre et de Salon, l’Etoile, autour d’Aubagne, l’APM autour de Martigues et des villes environnantes, le Pays d’Arles et la communauté du Pays d’Aix.

Ensemble, nous pourrons travailler au devenir d’un grand dessein métropolitain qui, en matière de projet économique et industriel, de réseaux des transports terrestres, maritimes et aériens, de développement durable, d’environnement et de gestion des déchets, de préservation de l’espace marin, d’animation des ports de plaisance, de culture, d’université et de pôles de compétitivité, de recherche et d’innovation, peut faire de nos territoires un pôle de développement et de prospérité qui rayonne au Sud de l’Europe et de la Méditerranée, comme rayonnent déjà Barcelone ou Milan.

Le débat ne se fera pas dans la presse mais en direct avec tous les maires de Marseille Provence Métropole, avec tous les élus des communautés voisines et des présidents de ces dernières.

En ce qui me concerne, avec d’autres, j’y veillerai, fidèle à une méthode de travail concerté qui a largement fait ses preuves.

Européennes : “un moment privilégié de rendre concrètes la mobilisation et les revendications du peuple de France”

Vendredi 1 mai 2009

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A l’occasion du défilé de la fête du travail, ce matin, Eugène Caselli, premier secrétaire fédéral socialiste des Bouches-du-Rhône, a souhaité aborder l’enjeu politique des élections européennes du 7 juin prochain : ” je crois que c’est un moment privilégié pour que le peuple de France fasse savoir au gouvernement qu’elle est l’ampleur des problèmes ” qu’ils endurent.

” Le Parti socialiste est fortement mobilisé, il est là aujourd’hui, dans la rue, aux côtés des salariés “. Reste que le 7 juin, dans une élection à un seul tour, les français devront “à travers un vote socialiste”, donner une tournure concrète à la forte mobilisation que nous constatons comme rarement dans le pays mais surtout à leurs revendications.

“Donner un signal fort au gouvernement !” déclare E. Caselli lors du défilé du 1er mai à Marseille

Vendredi 1 mai 2009

Défilé du 1er mai à Marseille avec Eugène Caselli

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Eugène Caselli était ce matin, lors du traditionnel défilé marseillais du 1er mai, aux côtés des nombreux militants et sympathisants socialistes présents. Saluant chaleureusement chacun d’entre eux, le premier Secrétaire fédéral du PS 13 a tenu à dire combien sa présence “avec les salariés” était “importante”, notamment “pour donner un signal fort au gouvernement sur le pouvoir d’achat, l’emploi et l’iniquité fiscale” en cette période de crise aigüe.

Offensif, il insiste : “le gouvernement doit faire preuve de clairvoyance, celle d’écouter les salariés parce qu’ils sont l’expression de ce qu’est, aujourd’hui, la société française dans ses profondeurs.”

Un an après…

Lundi 20 avril 2009

Un an, déjà… Le 17 avril 2008, j’accédai à la présidence de Marseille Provence Métropole. Il fallut quelques semaines avant de dégager un consensus entre toutes les forces politiques présentes. La mise au point d’une gouvernance partagée a été actée lors du conseil communautaire du 31 mai 2008. Depuis, l’institution est en ordre de marche et nous disposons d’une majorité stable et renforcée.

Il a alors fallu s’atteler à régler deux problèmes majeurs qui se posaient à la communauté urbaine.

Le premier, celui dit de « l’incinérateur », construit sous la mandature de mon prédécesseur, était d’ordre politique, juridique, financier et environnemental. Nous avons pu surmonter cette difficile épreuve en commandant un audit qui, en dressant un état des lieux incontestable, nous a permis de présenter les solutions les plus équilibrées possibles en réduisant la part d’incinération et en augmentant la part de méthanisation des tonnages annuels d’ordures ménagères traitées par l’usine.

Le second problème qui nous était posé était celui de l’état très préoccupant des finances de la communauté urbaine et la constitution du budget 2009.

En réduisant le niveau d’emprunt, en faisant des économies de fonctionnement et en investissant uniquement dans ce qui nous paraissait vraiment utile pour l’intérêt général, nous avons pu présenter un bon budget voté sans aucun suffrage contre à l’assemblée.

Mais le niveau d’endettement de notre institution laissé par la mandature précédente, le poids financier du traitement des déchets lié à l’incinérateur et le désengagement de l’Etat sont tels que les contraintes seront lourdes pour construire les budgets 2010, 2011 et 2012. Mais je ne doute pas qu’à force de travail, nous y parviendrons.

Néanmoins, le niveau d’investissement de Marseille Provence Métropole restera élevé grâce à notre rigueur budgétaire et à l’apport du plan quinquennal du Conseil général de 250 M€.

Avec Jean-Noël Guérini, nous allons mettre en œuvre un plan d’action contre la crise pour soutenir l’activité économique du territoire communautaire. C’est une chance exceptionnelle pour le Grand Marseille de bénéficier d’une aide aussi importante, qui sera, n’en doutons pas, un accélérateur de développement.

J’ai lu dans la presse que mon adversaire d’alors au poste de président de MPM, Renaud Muselier, me désignait comme un « homme d’appareil », n’ayant pas reçu l’onction du suffrage universel. Il n’est pas dans mon habitude de céder à la tentation de la polémique. Je trouve cependant que ces propos sont inappropriés. Tout d’abord, la liste municipale dont je faisais partie, menée par Lisette Narducci dans les 2e et 3e arrondissements de Marseille, a été élue au premier tour avec près de 54 % des voix. Ensuite, je dois mon élection au vote des conseillers communautaires désignés par les conseillers municipaux des 18 communes ; que certains d’entre eux, appartenant à la famille UMP, aient décidé de ne pas soutenir l’un des leurs relève de la chronique politique interne à l’UMP, dont j’ignore les méandres. Mais il faut savoir qu’en politique, un vote n’est jamais innocent

Mais je laisse aux chroniqueurs le soin de tirer les conclusions politiques qui s’imposent. A mon niveau, je mets en œuvre pas à pas les dossiers de développement inscrits dans la feuille de route que les élus communautaires ont validée le 31 mai 2008.

Mon seul horizon politique, c’est de construire la dynamique de la métropole marseillaise, de ses 18 communes et notamment de Marseille, notre ville centre, d’accélérer leur développement économique, d’améliorer leur cadre de vie, leurs conditions de transports et contribuer ainsi au bien-être de nos concitoyens…

Car je ne peux concevoir la politique qu’au service d’une action constructive et partagée par le plus grand nombre.