Après quelques semaines de coupure, ce blog se réactive à l’approche de l’élection présidentielle. En ma qualité de président du comité de soutien de François Hollande dans les Bouches-du-Rhône, je vous informerai régulièrement sur ce rendez-vous démocratique important. Pour bien connaître et côtoyer François Hollande depuis des années, je sais l’importance qu’il attache à Marseille et à son avenir métropolitain. Je serai, auprès de lui, le relais de tous ceux qui veulent bâtir une nouvelle espérance pour le pays en général et Marseille en particulier.
Hier, Nicolas Sarkozy, président sortant, était à Marseille. Il m’a inspiré ce premier billet.
Nicolas Sarkozy vient de se livrer, ici, à Marseille, avec beaucoup d’arrogance, d’emphase et d’agressivité, à un discours caricatural et mensonger, usant des vieilles ficelles puisées dans son programme de 2007 sans aucune proposition ni contenu, semblant oublier son terrible bilan, victime d’une inexplicable amnésie.
Il a honteusement déformé les propos de François Hollande et travesti le contenu de ses propositions, sur l’immigration, sur la famille, sur le nucléaire et la finance.
Il s’est approprié l’amour des Français et de la France mais s’est adressé d’abord à la France de la droite dure, celle du « aimez-la ou quittez-la », s’en prenant aux syndicats, aux magistrats, aux parlementaires, tendant ainsi clairement la main à l’électorat du Front national.
Il s’est voulu le chantre du travail, de l’autorité et de la responsabilité, mais où est le respect du travail quand le pays compte 1 million de chômeurs de plus qu’en 2007, que les revenus des capitaux sont moins taxés que ceux du labeur, que ses amis patrons du CAC 40 peuvent s’augmenter sans limite alors que les usines ferment et délocalisent les unes après les autres et que le pays se désindustrialise dangereusement ?
Où est le respect du travail quand on vient nous dire, ici à Marseille, « que l’on a évité la catastrophe », Marseille, où le taux du chômage se situe à 13,5% (35% de plus que la moyenne nationale) et que 28% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté ?
Où est le respect de l’autorité publique lorsque les chiffres de la délinquance et des agressions physiques sont cruellement en hausse ?
Celle de l’autorité du professeur quand on opère des coupes claires dans les effectifs de l’Education nationale ?
Celle de la Justice lorsque l’on s’en prend à des magistrats peu dociles avec le pouvoir, par ailleurs privés de moyens comme l’ensemble des acteurs de la Fonction publique depuis 2007 ?
Où est le respect de la responsabilité lorsque le candidat de l’UMP fait soudain appel au référendum, qu’il a ignoré pendant 5 ans, notamment sur les traités européens pour régler à coups de propositions démagogiques une question aussi sérieuse que le statut des chômeurs faisant de ces derniers des bouc-émissaires ?
Où est la responsabilité et le sens de l’Etat lorsqu’on laisse au pays une dette de 600 milliards et qu’on la qualifie de « dette des Français » ?
Aujourd’hui à Marseille, il était stupéfiant de constater que le Président sortant, était en réalité dans le costume usé du candidat UMP de 2007, oubliant certainement que la droite gouverne le pays depuis 10 ans, et lui même depuis 5 ans, semblant se battre contre son propre bilan, catastrophique et calamiteux.
Le Sarkozy nouveau que l’on nous promettait n’est que le clone dévalué de l’ancien, il ne peut plus tromper les Françaises et les Français.