Archive pour février 2012

Un 75 % reçu 5 sur 5

Mercredi 29 février 2012

La proposition de François Hollande de taxer à hauteur de 75 % les revenus au-delà d’un million d’euros provoque depuis hier soir un affolement général chez les membres du club du Fouquet’s.

Ne jouons pas à nous faire peur ! N’opposons pas les Français entre eux !

D’abord, une précision de méthode : les 75 % ne s’appliqueront qu’au-delà du million d’euros gagnés par an, ce qui signifie qu’en deçà, cette taxation ne sera pas effective !

Ensuite, alors que les riches américains publient tribune sur tribune pour en appeler à une plus grande imposition de leurs revenus, comment ne pas être surpris de la réaction corporatiste de la droite, craignant une fuite en avant fiscale lorsqu’il s’agit d’un simple effort de solidarité, normal en temps de crise.

Décidément, les méthodes des deux candidats ne sont pas les mêmes. En 2007, Sarkozy a construit un bouclier fiscal pour mettre à l’abri les très hauts revenus de notre pays. En 2012, François hollande le déconstruit pour que la fiscalité soit plus juste et mieux adaptée aux défis de notre pays.

Pour la gauche, la richesse n’est pas un problème lorsqu’elle est équitablement distribuée et lorsqu’elle reste dans les limites de la décence. Nous savons qu’en la matière, les bornes ont été dépassées depuis bien longtemps par certains amis du pouvoir.

En matière justice fiscale, Sarkozy parle, Hollande agit.

Des Oscars du cinéma à l’Eden de la Ciotat, une même filiation

Mardi 28 février 2012

Je vous dois cette confidence : je suis un cinéphile incurable !

Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai cessé d’être attiré par les salles obscures, avec une prédilection affirmée pour le cinéma américain. Pour moi, le cinéma est l’art absolu par excellence : les mots, les couleurs, les mouvements, les images, le cadre, la musique, tout se mêle pour atteindre la pureté artistique…

Je suis donc particulièrement heureux de la formidable aventure du film français The Artist, qui vient de s’achever en apothéose à Los Angeles, dans la nuit du dimanche 26 février, avec l’obtention de 5 Oscars dont ceux de meilleur film pour Michel Hazanavicius et de meilleur acteur pour l’incroyable Jean Dujardin.
Jamais un film français n’avait récolté autant de trophées lors de la cérémonie de remise des récompenses annuelles du cinéma américain. C’est un sentiment de fierté pour le cinéma de notre pays qui a toujours su imprimer sa marque et sa singularité.

Comme un clin d’œil, au cours de la même soirée, l’un des films les plus récompensés fut le merveilleux Hugo Cabret de Martin Scorsese. Le cinéaste américain rend hommage au précurseur du cinéma, Georges Méliès, qui fut sans doute le premier à donner corps à l’invention technologique des frères Lumière. A l’approche de 2013, où Marseille sera capitale européenne de la culture, je me réjouis que l’Eden, le plus vieux cinéma du monde, renaisse de ses cendres. Fermé pour raisons de sécurité depuis 1995, L’Eden, où furent projetés les premiers films des frères Louis et Auguste Lumière en 1895, va faire peau neuve et sera rénové « à l’identique » en 2013.

Pour l’année 2013, des manifestations spectaculaires (grand bal costumé, concert d’Emir Kusturica, projection géante d’autochromes…) accompagneront l’ouverture de l’Eden et lanceront sa programmation pérenne : rencontres de professionnels et du grand public autour de cycles de films restaurés, création de festivals, tel « Les Cris du monde », questionnant l’état du monde à travers des plans de séquences filmés sur tous support ou encore, un festival de films indépendants recalés par la grande distribution. Les films et les archives du monde du travail raviveront l’autre pan de la mémoire ciotadenne, celle de la belle histoire des Chantiers Navals qui, avec les opérateurs Lumière, ont ouvert ce petit port méditerranéen au monde entier dès la fin du XIXe siècle.

Marseille Provence Métropole participe bien entendu financièrement à cette belle aventure. Nous avons besoin de racines et de conserver une identité culturelle dans des rapports aujourd’hui mondialisés. Pas pour nous recroqueviller sur nous-mêmes mais pour ouvrir au contraire nos territoires à la curiosité, aux échanges, aux partages des émotions. L’art crée des espaces ouverts sur les autres et permet des enrichissements mutuels. La culture apporte toujours un plus à celui qui est disposé à l’accepter. De la Ciotat à Los Angeles, des frères Lumière à The Artist, hommage au cinéma muet, cet idéal a toujours contribué à transporter les créateurs.

Sachons entendre leur message. Sachons nous rendre disponibles à leur universalité.

Suppression de postes d’enseignants : ça continue !

Vendredi 24 février 2012

Un vaste mouvement de réduction des moyens éducatifs est prévu en 2012 dans le primaire dans les Bouches-du-Rhône avec la suppression annoncée de classes, de postes et de plus de 100 enseignants spécialisés contre l’échec scolaire.
De telles mesures ne peuvent être considérées comme de simples ajustements techniques mais elles traduisent, bien au contraire, la politique méthodique et cynique de casse du service public de l’éducation mise en place par Nicolas Sarkozy depuis 2007 et désormais amplifiée.
Face aux enjeux, en matière d’équité et d’investissement pour le développement de la France et des générations futures, nous ne pouvons nous satisfaire de cette approche purement comptable.
C’est bien pour cela que François Hollande a décidé dans son programme de donner la priorité à l’éducation et notamment à l’école primaire en renforçant les moyens existants.

Docteur Nicolas et Mister Sarkozy

Jeudi 23 février 2012

Il y a toujours, chez Nicolas Sarkozy, cette propension à l’emballement irréfléchi. On aurait pu imaginer que les propositions dévoilées mercredi soir sur France 2 auraient été soupesées par ses nombreux conseillers. Et bien, non, la situation paraît si délicate pour le président de la République sortant qu’il faut désormais passer à la phase bulldozer de la « mystification ». Trop de retard dans les sondages impose d’aller à la pêche aux voix, avec du matériel lourd. Celui qui se disait en 2007 « le candidat du pouvoir d’achat », sans dire à nos concitoyens que c’est du pouvoir d’achat des plus riches dont il parlait, a conté, mercredi soir, une nouvelle fable aux Français, leur faisant croire qu’ils allaient gagner 1 000 € de plus par an pour les plus modestes d’entre eux.

Comment ? En prenant aux pauvres pour donner aux moins pauvres… Vous suivez ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls. Nicolas Sarkozy envisage de supprimer la prime pour l’emploi (PPE), qu’il juge inefficace, pour la transformer en 1 000 euros de gain à la fin de l’année pour les Français qui gagnent moins de 1 500 € par mois, en supprimant les charges sur ces salaires. Or, le tour de passe-passe se heurte au verdict comptable : les 7 millions de Français concernés ne se retrouveront qu’avec 3 euros de plus par mois parce qu’ils ne bénéficient plus de la prime pour l’emploi.

Toute honte bue, le président sortant poursuit son travail d’apprenti magicien en déplorant, la main sur le cœur et la larme à l’œil, les retraites-chapeau et autres parachutes dorés dont ses amis du CAC 40 sont pourtant des pratiquants avisés. Mais qu’a-t-il fait pendant 5 ans pour contenir cette dérive financière ? C’était d’ailleurs une promesse de campagne de 2007 encore une fois non tenue. Justement, son ami, Henri Proglio, PDG d’EDF, vient de s’accorder une retraite-chapeau. Nicolas Sarkozy n’avait-il pas l’autorité pour lui adresser la remontrance qui s’imposait ?

La stratégie de Nicolas Sarkozy est d’une clarté limpide : le candidat Nicolas doit faire oublier le président Sarkozy ! Nous assistons en direct à une séance de reniements et de falsifications permanents du bilan d’un président qui avance en fonction des enquêtes d’opinion du jour. Et comme les enquêtes se contredisent parfois entre elles, le zigzag tient lieu chez lui de ligne droite !

En fait, Nicolas Sarkozy propose la rupture avec lui-même. Les Français ne sont pas dupes. Ils ne sont pas aussi amnésiques que le Président l’espèrerait. Ils rectifient d’eux-mêmes. Ils le feront dans les urnes.

Rejoignez le comité de soutien de François Hollande !

Jeudi 23 février 2012

J’ai l’immense honneur de présider dans les Bouches-du-Rhône le comité de soutien de François Hollande. Je vous invite à rejoindre ce mouvement d’espoir qui vient de loin et qui doit mener sereinement François Hollande vers l’Elysée. Voici le texte inaugural de ce comité de soutien :

Les Françaises et les Français, par leur participation massive aux primaires citoyennes, ont clairement signifié leur volonté et leur détermination à peser sur les grands enjeux et les grands choix de société pour une France plus juste et plus forte, dans un monde toujours plus globalisé.

Ce message, notre candidat François Hollande l’a entendu.

A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, nous devons nous rassembler et rassembler le plus largement possible autour de nous, bien au-delà du seul Parti socialiste, toutes celles et tous ceux qui souhaitent la victoire de François Hollande, victoire capitale pour l’avenir de notre pays, mais aussi pour celui de notre ville, de notre département et de notre région.

Au premier tour, le 22 avril, le camp progressiste sera de nouveau largement représenté et nous ne pouvons que nous en réjouir.

Mais, si l’expression plurielle est signe de vitalité et de démocratie, elle ne doit pas porter en elle le germe d’un nouveau 21 avril !

C’est pourquoi nous devons voter et faire voter dès le premier tour pour François Hollande !

Face à la crise, aux inégalités et aux injustices croissantes qui frappent notre pays et notamment ses composantes les plus fragiles, François Hollande est le seul candidat capable de battre Nicolas Sarkozy, sa politique dure, injuste et ses dérives droitières qui mettent chaque jour un peu plus à mal les fondements de la cohésion nationale.

L’intégrité de François Hollande, sa maîtrise des enjeux économiques et financiers, son attachement aux valeurs de solidarité, d’égalité, de justice sociale et fiscale, de laïcité, en font le porteur des attentes essentielles des Françaises et des Français.

Je vous propose de rejoindre le Comité de soutien « François Hollande 2012 » dans les Bouches-du-Rhône, de participer pleinement à cette campagne, de contribuer au rassemblement le plus large autour des propositions de notre candidat, de devenir un acteur à part entière du changement.

Votre expérience et votre engagement à nos côtés seront essentiels pour amplifier l’élan et la dynamique de la campagne.

En tant que Président de ce Comité de soutien, je vous proposerai régulièrement des actions et des initiatives avec toutes celles et tous ceux désireux de contribuer à la victoire de François Hollande.

Ils sont si différents !

Mercredi 22 février 2012

Je ne saurais trop conseiller aux lecteurs de ce blog la lecture du livre de François Hollande, « Changer de destin », qui sort ce jeudi 23 février en librairie (166 p. Robert Laffont).

Le lecteur du Nouvel Observateur se délectera des meilleures feuilles de ce livre qui marque une nouvelle étape dans la campagne de François Hollande. J’apprécie au plus haut point le portrait idéal qu’il brosse de la fonction présidentielle : « Le président doit garder la maîtrise du temps ». En effet, comment imaginer un président au four et au moulin, gérant l’urgence au point de rendre cette dernière quasi-permanente, ramenant le poste de Premier ministre à celui d’un falot faire-valoir, d’un simple collaborateur ? François Hollande veut tourner le dos à cette dérive monarchique, cette auto-centralisation de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, d’un seul système, d’une seule caste.

On dit souvent que la belle dynamique de campagne dont bénéficie le candidat socialiste est liée au rejet de Sarkozy, à ce que l’on nomme l’anti-sarkozysme. A bien y réfléchir, comment en serait-il autrement, ces deux hommes se ressemblent si peu !

François Hollande veut être l’homme de la concertation, du dialogue, de la construction partagée d’un avenir. Nicolas Sarkozy, lui, cinq ans après, ne veut pas s’embarrasser de ces contraintes. Il décide déjà seul. Il veut décider encore plus seul, en passant par des référendums aux angles d’attaque bien populistes pour se refaire une popularité que son piètre bilan a ébranlée !

« Trop de mots, pas assez d’actes », écrit F. Hollande à propos du président sortant. Il faut inverser la formule. Changer de destin. Redonner à la parole politique la force qu’un quinquennat de Sarkozy, avec ses fausses promesses, aura suffi à décrédibiliser. Les mots de François Hollande sont à lire avec attention dans ce livre. Ils forment l’antithèse de ceux qui ont été formulés ces cinq dernières années.

Billet d’humeur du jour

Mardi 21 février 2012

Ce matin à Rungis le candidat-président nous a refait, cinq ans après, le coup de la France qui se lève tôt.

C’est vrai qu‘il avait, les élections passées, vite oublié cette France qui travaille, au profit de celle du CAC 40.

Depuis son entrée en campagne le Sarkozy 2012 semble être candidat contre le Sarkozy 2007. Il se dit le « candidat du peuple contre les élites », autant nous dire qu’il est le candidat de la rupture contre lui-même.

Sarkozy à Marseille, le costume usé de 2007

Lundi 20 février 2012

Après quelques semaines de coupure, ce blog se réactive à l’approche de l’élection présidentielle. En ma qualité de président du comité de soutien de François Hollande dans les Bouches-du-Rhône, je vous informerai régulièrement sur ce rendez-vous démocratique important. Pour bien connaître et côtoyer François Hollande depuis des années, je sais l’importance qu’il attache à Marseille et à son avenir métropolitain. Je serai, auprès de lui, le relais de tous ceux qui veulent bâtir une nouvelle espérance pour le pays en général et Marseille en particulier.

Hier, Nicolas Sarkozy, président sortant, était à Marseille. Il m’a inspiré ce premier billet.

Nicolas Sarkozy vient de se livrer, ici, à Marseille, avec beaucoup d’arrogance, d’emphase et d’agressivité, à un discours caricatural et mensonger, usant des vieilles ficelles puisées dans son programme de 2007 sans aucune proposition ni contenu, semblant oublier son terrible bilan, victime d’une inexplicable amnésie.

Il a honteusement déformé les propos de François Hollande et travesti le contenu de ses propositions, sur l’immigration, sur la famille, sur le nucléaire et la finance.

Il s’est approprié l’amour des Français et de la France mais s’est adressé d’abord à la France de la droite dure, celle du « aimez-la ou quittez-la », s’en prenant aux syndicats, aux magistrats, aux parlementaires, tendant ainsi clairement la main à l’électorat du Front national.

Il s’est voulu le chantre du travail, de l’autorité et de la responsabilité, mais où est le respect du travail quand le pays compte 1 million de chômeurs de plus qu’en 2007, que les revenus des capitaux sont moins taxés que ceux du labeur, que ses amis patrons du CAC 40 peuvent s’augmenter sans limite alors que les usines ferment et délocalisent les unes après les autres et que le pays se désindustrialise dangereusement ?

Où est le respect du travail quand on vient nous dire, ici à Marseille, « que l’on a évité la catastrophe », Marseille, où le taux du chômage se situe à 13,5% (35% de plus que la moyenne nationale) et que 28% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté ?

Où est le respect de l’autorité publique lorsque les chiffres de la délinquance et des agressions physiques sont cruellement en hausse ?

Celle de l’autorité du professeur quand on opère des coupes claires dans les effectifs de l’Education nationale ?

Celle de la Justice lorsque l’on s’en prend à des magistrats peu dociles avec le pouvoir, par ailleurs privés de moyens comme l’ensemble des acteurs de la Fonction publique depuis 2007 ?

Où est le respect de la responsabilité lorsque le candidat de l’UMP fait soudain appel au référendum, qu’il a ignoré pendant 5 ans, notamment sur les traités européens pour régler à coups de propositions démagogiques une question aussi sérieuse que le statut des chômeurs faisant de ces derniers des bouc-émissaires ?

Où est la responsabilité et le sens de l’Etat lorsqu’on laisse au pays une dette de 600 milliards et qu’on la qualifie de « dette des Français » ?

Aujourd’hui à Marseille, il était stupéfiant de constater que le Président sortant, était en réalité dans le costume usé du candidat UMP de 2007, oubliant certainement que la droite gouverne le pays depuis 10 ans, et lui même depuis 5 ans, semblant se battre contre son propre bilan, catastrophique et calamiteux.

Le Sarkozy nouveau que l’on nous promettait n’est que le clone dévalué de l’ancien, il ne peut plus tromper les Françaises et les Français.