Archive pour mai 2009

Grand Marseille et petites polémiques

Mercredi 27 mai 2009

Ces derniers jours, il a souvent été question du Grand Marseille. Certains acteurs politiques, cherchant sans doute la lumière médiatique, cherchent à s’approprier la paternité du Grand Marseille à venir. A les entendre, de Toulon à Lyon, d’Arles à Avignon, d’Aix à Fos-sur-Mer, Marseille aurait ainsi mangé tous les territoires environnants. Comme si l’opinion des élus et des habitants de ces territoires ne comptait pour rien.

La méthode, en elle-même, ne correspond pas à ma façon d’agir. Sans aller jusqu’à un traditionalisme forcément suranné, je comprends l’attachement à la terre et aux cultures locales.

La France est un pays de diversité. S’il existe à l’évidence un mitage des territoires, ces derniers ne doivent pas, sous la seule impulsion politicienne, passer à la trappe.

A ma place, en tant que président de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, je n’agirai jamais sur un coup de tête ou parce que l’actualité se prête à du bavardage médiatique. La commission Balladur a eu le grand avantage d’ouvrir le débat sur les fusions des intercommunalités. Ce débat, nous l’aurons, à l’échelle de notre territoire, avec toutes les collectivités qui en auront exprimé l’envie.

En ce qui me concerne, je suis persuadé que l’avenir sera métropolitain ; c’est une nécessité historique. Mais il faut se garder des passages en force, des oukases ou des complexes de supériorité.

A l’évidence, comme je l’ai rappelé à l’occasion de nombreux interviews, Marseille a un train de retard en matière d’intercommunalité.

Il faut bien reconnaître que Lyon ou encore Lille sont plus avancés que nous. Mais nous ne devons pas commettre d’erreur de communication par des annonces brutales, et, seule une concertation constructive permettra de définir les contours d’une grande métropole autour de Marseille à la hauteur que lui impose son positionnement géostratégique dans la Méditerranée.

Dans l’immédiat, nos partenaires sont avant tout les agglos de l’Ouest Provence autour de Fos-sur-Mer devenu aujourd’hui le Grand Port de Marseille, l’Agglopole, autour de Berre et de Salon, l’Etoile, autour d’Aubagne, l’APM autour de Martigues et des villes environnantes, le Pays d’Arles et la communauté du Pays d’Aix.

Ensemble, nous pourrons travailler au devenir d’un grand dessein métropolitain qui, en matière de projet économique et industriel, de réseaux des transports terrestres, maritimes et aériens, de développement durable, d’environnement et de gestion des déchets, de préservation de l’espace marin, d’animation des ports de plaisance, de culture, d’université et de pôles de compétitivité, de recherche et d’innovation, peut faire de nos territoires un pôle de développement et de prospérité qui rayonne au Sud de l’Europe et de la Méditerranée, comme rayonnent déjà Barcelone ou Milan.

Le débat ne se fera pas dans la presse mais en direct avec tous les maires de Marseille Provence Métropole, avec tous les élus des communautés voisines et des présidents de ces dernières.

En ce qui me concerne, avec d’autres, j’y veillerai, fidèle à une méthode de travail concerté qui a largement fait ses preuves.

Clause sociale d’insertion, une réponse à la crise

Jeudi 14 mai 2009

Lors du Conseil de Communauté de MPM du 11 mai 2009, nous avons adopté le principe de l’intégration de la clause d’insertion dans les marchés publics de la communauté.

En langage plus explicite, il s’agit d’introduire la préoccupation de l’insertion sociale dans le cadre des marchés publics, eux-mêmes destinés à choisir les entreprises dans le cadre d’appel d’offres.

L’article 14 du Code des Marchés Publics invite les collectivités à introduire cette clause sociale, prenant en compte des objectifs de développement durable, mariant à la fois développement économique et social. Dans ce cadre, les maîtres d’ouvrage peuvent fixer dans les cahiers des charges de leurs marchés une condition obligatoire d’exécution permettant de promouvoir l’emploi de personnes rencontrant des difficultés d’insertion.

Je me réjouis de l’adoption d’une telle mesure, votée à l’unanimité des conseillers communautaires. Il s’agit là d’une étape supplémentaire dans la lutte contre le chômage. Et cette disposition intervient à un moment où il est fait le constat d’une baisse des sorties en emplois réussis depuis 1994 dans les Plans locaux d’insertion par l’économie (PLIE) de MPM.

Plus que jamais, la crise nous impose une réactivité permanente face à la montée des risques sociaux. Le chômage frappe dur nos concitoyens ; mais en plus, ces derniers risquent de connaître des moments plus pénibles encore s’ils ne parviennent pas à retrouver rapidement le chemin de l’emploi et s’ils sont amenés à endurer les affres du chômage de longue durée. Or, aucun indicateur marquant, de nature macroéconomique, n’est aujourd’hui en mesure de pointer la direction de la lumière qui préfigurerait une sortie de crise.

A l’évidence, l’automne 2009 marquera un pic critique dans la crise que nous traversons.

La responsabilité des élus est donc d’augmenter d’un cran, chaque fois que les évènements l’imposent, le niveau de vigilance face aux dégâts causés par la crise. Grâce à l’aide du Conseil général (250 M€ sur cinq ans), nous maintiendrons un niveau d’investissement élevé en 2009. Mais nous devons voir toujours plus loin et coordonner nos actions avec les autres collectivités afin que l’efficacité d’une démarche unitaire l’emporte sur l’impact forcément moindre d’une action isolée.

Plus que jamais, la crise, dans son exceptionnelle gravité, élève le niveau de responsabilité des élus. Telle sera ma conduite tout au long de ma mission.

Européennes : “un moment privilégié de rendre concrètes la mobilisation et les revendications du peuple de France”

Vendredi 1 mai 2009

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A l’occasion du défilé de la fête du travail, ce matin, Eugène Caselli, premier secrétaire fédéral socialiste des Bouches-du-Rhône, a souhaité aborder l’enjeu politique des élections européennes du 7 juin prochain : ” je crois que c’est un moment privilégié pour que le peuple de France fasse savoir au gouvernement qu’elle est l’ampleur des problèmes ” qu’ils endurent.

” Le Parti socialiste est fortement mobilisé, il est là aujourd’hui, dans la rue, aux côtés des salariés “. Reste que le 7 juin, dans une élection à un seul tour, les français devront “à travers un vote socialiste”, donner une tournure concrète à la forte mobilisation que nous constatons comme rarement dans le pays mais surtout à leurs revendications.

“Donner un signal fort au gouvernement !” déclare E. Caselli lors du défilé du 1er mai à Marseille

Vendredi 1 mai 2009

Défilé du 1er mai à Marseille avec Eugène Caselli

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Eugène Caselli était ce matin, lors du traditionnel défilé marseillais du 1er mai, aux côtés des nombreux militants et sympathisants socialistes présents. Saluant chaleureusement chacun d’entre eux, le premier Secrétaire fédéral du PS 13 a tenu à dire combien sa présence “avec les salariés” était “importante”, notamment “pour donner un signal fort au gouvernement sur le pouvoir d’achat, l’emploi et l’iniquité fiscale” en cette période de crise aigüe.

Offensif, il insiste : “le gouvernement doit faire preuve de clairvoyance, celle d’écouter les salariés parce qu’ils sont l’expression de ce qu’est, aujourd’hui, la société française dans ses profondeurs.”